Des organisations des centrales syndicales de Centrafrique, réfutent l’idée de la marche du «BRDC» du 04 avril prochain. Au cours d’une conférence-débat ce mardi 1er avril 2025, à l’hôtel «Ledger Plaza-Bangui», ceux-ci demandent aux travailleurs de ne pas prendre part à cette initiative dont l’objectif est purement politique.
Il ressort de cette rencontre avec ces responsables syndicaux de Centrafrique, que la marche du 04 avril 2025, n’a plus son sens à partir du moment où le Président de la République, a donné son aval pour la tenue d’un dialogue avec l’opposition. «Nous cherchons la paix. Et les organisations syndicales, malgré nos difficultés, malgré nos multiples revendications, nous avons négocié avec le gouvernement. C’est une trêve qui nous empêche de faire des manifestations. Donc, aujourd’hui, il y a ce qu’on appelle les droits acquis. Il y a la paix. Et cette paix, c’est grâce à nos amis Russes, Rwandais et les nos forces FACA. Donc, avec cette paix, nous devons consolider ces acquis-là», a fait savoir Firmin Zoh-Ponguélé.
Selon lui, aujourd’hui, il y a eu un léger mieux, à travers le paiement de salaire, de pension et le recrutement de 6.000 jeunes dans la fonction publique.
Le refus des responsables syndicaux pour la prendre part à cette marche est en lien avec les expériences du passé. «Les marches, on en a vue. La dernière marche sous le régime de Samba-Panza, ça couler le sang. Donc, nous ne pouvons pas demander aux travailleurs d’aller marcher. Parce que nous sommes interpellés par certains opposants qui nous demandent d’exhorter nos camarades de s’associer à cette marche. Nous exhortons à nos camarades à ne pas céder à des marches politiques, qui n’ont rien à avoir avec nos problèmes de revendications», a poursuivi Firmin Zoh-Ponguélé.
Au nom du Collectif des responsables syndicaux, Zoh-Ponguélé demande par ailleurs, à ses camarades qui sont dans le secteur public, parapublic, privé de ne pas céder marcher ce 04 avril, de vaquer à leurs occupations, parce que seul le travail peut leur procurer le bien être. «Donc, il ne faut pas qu’ils ne soient associés à cette aventure qui risque de nous replonger encore dans le chaos», a-t-il conclu.
Cyrille Renaldi Wegué Nidi