Dans une interview exclusive accordée à Radio Lengo Songo (RLS), ce mercredi 02 avril 2025, Dr Euloge Doctrouvé Koï (EDK), Rapporteur Général de la «Synergie Centrafricaine» invite les Centrafricains à ne pas s’associer à la marche du «BRDC» du 04 avril prochain. Selon lui, les leaders du «BRDC» sont en perte de légitimité et ne savent quoi faire pour le moment. L’occasion lui a permis également d’apporter des clarifications dans l’affaire arrestation des frères Dondra par les Officiers de Police Judiciaire qui, selon lui, la justice est saisie et seul le droit sera dit.
RLS : Dr Euloge Doctrouvé Koï, bonjour. Vous êtes le Rapporteur Général de la «Synergie Centrafricaine». Aujourd’hui, le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, totalise 4 ans pour son second quinquennat. Entretemps, il a déjà passé 9 ans à la tête de la République Centrafricaine. Quelle lecture faites-vous des réalisations du Chef de l’Etat Centrafricain ?
EDK : Ma lecture sera totalement opposée à la lecture oblique que l’opposition non démocratique a sur le magistère du Président, Pr Faustin Archange Touadéra. Ma lecture est la suivante Monsieur le Journaliste. C’est une question très pertinente. Le Chef de l’Etat, en prenant le pouvoir en 2016, n’a pas manqué de mettre en place avec un programme, parce qu’il est venu avec un programme. Le peuple Centrafricain n’est pas dupe. Le peuple Centrafricain connait l’intention de chacun de 31 candidats en 2016 et il a choisi le Président Touadéra qui était considéré comme un outsider. Or, le peuple Centrafricain est une fin observatrice. Les Centrafricains ont compris que la seule personne qui est capable de conduire ce pays vers son point culminant de développement, c’est le Pr Faustin Archange Touadéra. Mais, l’état dans lequel, il a pris le pays, tout le monde le sait. C’était un Etat délétère. Le pays était en lambeau. Il a hérité un pays où les Centrafricains se regardaient en chiens de faïences, l’insécurité battait son plein, l’instabilité est la monnaie courante, la libre circulation était inexistante. Qui aujourd’hui, parmi les Centrafricains dignes de foi hormis ceux qui sont égarés qui sont les adeptes de destructions et autres, que le Président Touadéra n’a pas réussi le pari, en ce qui concerne le retour de la stabilité, la libre circulation des personnes et des biens. Le corridor Bangui-Douala qui était complètement bloqué, a repris son chemin. Aujourd’hui, les Centrafricains peuvent être fiers de circuler librement, de la résilience qui est aujourd’hui une réalité entre les différentes communautés centrafricaines, alors qu’avant l’arrivée du Pr Faustin Archange Touadéra, c’était quelque chose d’imaginaire. Donc, le Chef de l’Etat, pendant son premier mandat, il a pris son temps pour faire le travail de base, afin de ramener la sécurité, la stabilité, la résilience et la concorde nationale. Maintenant, nous sommes à la quatrième année de sa deuxième mandature. Mais, il faut reconnaître en toute honnêteté après le premier mandat, le Chef de l’Etat a entamé un travail de fond, un travail de titan dans le cadre de la construction des infrastructures. Aujourd’hui, les Centrafricains sont fiers de voir les routes en enrobées dans la capitale. Ce qui n’a jamais eu lieu dans notre pays depuis l’indépendance. Et le Chef de l’Etat l’a dit ; sur les 89 Km dans la ville, on ne peut pas voir de poussière d’ici la fin de son mandat. Il a une vision, celle de satisfaire les besoins du peuple Centrafricain. Aujourd’hui, nous pouvons témoigner, à travers les cinq (5) verbes du Président Barthélemy Boganda, ce qui constitue même le point focal de la politique du Chef de l’Etat. Il s’est focalisé sur les cinq (5) verbes du Président Boganda, pour bâtir sa politique. Nous pouvons témoigner la véracité de chacun de ces verbes. Sur le plan s’instruire, sur le plan se vêtir, se soigner, se loger, se nourrir, sont mis en application par le Président Faustin Archange Touadéra. Aujourd’hui, personne ne peut dire le contraire. Nous demandons au peuple Centrafricain, qu’il reste un an au Président Touadéra de terminer son second mandat et il nous faut l’accompagner dans ces 12 derniers mois, afin que le projet qu’il a pour cette deuxième mandature, afin qu’il puisse mettre en musique afin que le peuple Centrafricain puisse tirer les bénéfices. C’est ça la volonté du Chef de l’Etat.
RLS : A vous entendre parler, vous faites-là une lecture positive du Président Touadéra. Entretemps, l’opposition, notamment le «BRDC» projette marche le 04 avril pour dénoncer plusieurs manquements de la politique du Président Touadéra. Comment réagissez-vous à cela ?
EDK : Vous savez, Monsieur le Journaliste, en temps normal, l’organisation «BRDC», ne peut plus exister ! Puisqu’ils ont créé un «Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution». Il s’agit de quelle Constitution ? Si c’est 2016, la Constitution de 2016 est enterrée ! Elle est dans un état de décomposition avancée. Le «BRDC» est en train de plaider une cause perdue. S’ils étaient forts pendant qu’on faisait la campagne pour le référendum, ils pouvaient sortir et demander au peuple Centrafricain de ne pas voter. Mais, ils ont opté pour la politique de la chaise vide en boycottant le référendum, mais ils ont vu. Malheureusement, ce sont des genres qui ne meurent pas de honte. Ce sont des gens sans scrupules. En ce qui concerne leur fameuse marche, l’histoire est là Monsieur le Journaliste. Ils ont organisé plusieurs marches, on n’a jamais vu un nombre immense de Centrafricains se sont mobilisés pour répondre à leur appel. On se souvient de leur dernière marche qu’ils ont faite au rond-point des Martyrs, ils étaient presque douze (12) leaders. Mais, ils n’avaient pas mobilisé plus de 500 personnes. Or, moi Doctrouvé si je fais claquement de doigt, je vais mobiliser toute la capitale Bangui. Vous avez vu ce qui s’est passé le 30 mars 2025.
RLS : Mais, l’opposition clame souvent que vous avez acheté des gens pour participer à ces mobilisations ?
EDK : Mais, Monsieur le Journaliste, c’est même un manque de respect pour le peuple Centrafricain. Est-ce qu’on peut acheter quelqu’un avec 1000 FCFA, avec 2000 FCFA ? Moi je trouve que c’est un manque de respect. Les Centrafricains en aviseront. Si toi et moi, nous faisons une activité et j’ai 25 FCFA pour te dire mon frère, achète de l’eau pour te rafraîchir, pour te désaltérer. Est-ce que c’est une manière d’acheter ta conscience ? Est-ce qu’on peut acheter la conscience de quelqu’un avec 25 FCFA, 1000 FCFA, 2000 FCFA, 10.000 FCFA ? S’ils le disent, c’est dire que c’est ce qu’ils ont l’habitude de faire. La marche qu’ils vont organiser le 04, c’est dire que c’est qu’ils ont planifié de faire. «Acheter les gens», j’utilise leurs mots. Comme ils ont l’habitude d’acheter les gens, c’est pour cette raison qu’ils nous prêtent cette intention. Mais, il n’y a que les sorciers qui connaissent les projets de leurs amis sorciers. Parce que je ne peux pas. Cela est un faux problème. Ils sont au désarroi et ils ne savent plus à quel saint se vouer pour se donner un peu de valeur, ils inventent les choses. Si ça tenait qu’à moi, cette marche ne va pas avoir lieu ! C’est comme le Ministre de l’Intérieur avait raison d’interdire cette marche. Nous aussi on avait programmé de faire une marche le 04 avril, mais on s’est dit que le 04 avril, c’est la date de naissance du Président-fondateur de la République Centrafricaine. C’est ainsi que nous nous sommes retirés. Vous voyez ! Et ils ont maintenu leur date. C’est dire qu’ils ont un manque de considération pour la mémoire du Président Barthélemy Boganda. Ils ont un manque de respect pour la mémoire du Président-Fondateur de la République Centrafricaine. Et les Centrafricains, comme je viendrai de le dire, ils vont en aviser. Alors, je pense que les propos avancés par nos amis du «BRDC», ce sont des propos des peureux et des perdants, des gens qui ne peuvent rien faire et ils sont en train de pleurnicher. Et je pense que le Chef de l’Etat qui est un Père de la Nation, c’est un homme de paix. A travers une instruction, il a instruit le Ministre de la Sécurité, d’accorder la marche. Ils vont faire leur marche. Mais, nous verrons. Vous-mêmes vous serez-là, vous allez voir. S’ils dépassent 500 personnes, venez me dire que Doctrouvé vous avez menti la dernière fois. Parce que le peule Centrafricain connaît chacun de ces gens-là. Les Centrafricains connaissent qui est qui. Ce sont ces gens qui étaient les parrains de la Séléka. Nous les avons vu manœuvrer avec la Séléka. N’est-ce pas l’ancien Président de la Séléka, Michel Djotodia, a dit que «Le but de ma rébellion n’était pas de prendre le pouvoir. C’était de mettre la pression sur Bozizé de jeter un coup d’œil sur la région du Nord. Mais, ce sont les Ziguélé, Tiangaye, Mboli-Goumba qui m’ont demandé de prendre le pouvoir». Vous voyez ! Et ils ont pris le pouvoir en marchant sur les cadavres des Centrafricains. C’est ce même scénario que ces gens veulent faire aujourd’hui, ils veulent détruire la République, alors que nous sommes en train d’avancer. Nous demandons au peuple Centrafricain d’être très vigilant !
RLS : L’actualité, Monsieur Euloge Doctrouvé Koï, c’est aussi l’arrestation de deux frères à l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra qui défraie la chronique ces derniers temps. N’est-ce pas là une machination politique pour le déstabiliser étant un prétendant candidat à l’élection présidentielle en RCA ?
EDK : Je dis tout de suite non, Monsieur le Journaliste ! Moi qui vous parle, je suis l’une des victimes ciblées du plan criminel, ourdi par l’ancien Premier, dont je n’ose pas dire le nom. Parce que pour moi, prononcer son nom, constitue une chose de malédiction. Les gens qui sont habitués à tuer par empoisonnement, à tuer par personnes interposées. Il faudrait que les Centrafricains connaissent que je souhaiterais un jour que la Radio Lengo Songo puisse nous offrir l’occasion pour permettre d’expliquer les détails au peuple Centrafricain. Moi Euloge Doctrouvé Koï, je suis l’une des victimes. Pourquoi ? Parce que pour Dondra, je suis un obstacle. Je suis un os aux travers de sa gorge. A travers mes prises de position, à travers des directs que je fais, à travers ma communication et tout ce que je fais constitue pour lui, une entrave dans sa mise en exécution de son projet de devenir Président de la République. Mais, je pense que chacun défend sa chapelle. C’est le Peuple qui a donné ce pouvoir au Président Touadéra. Alors, la personne qui a été mandatée par cette famille, c’est ma nièce. Elle vit en France. Elle a été contactée par l’un des deux frères qui se trouvait sur le terrain français pour lui demander de venir à Bangui et exécuter un plan criminel. Celui de mettre de mettre les produits mortifères tels que la cyanure, le cigare empoisonné, pour tuer le Ministre d’Etat, le Sultan Sani Yalo, qui est le Conseiller spécial du Président de la République. Parce que pour Dondra, il garde des dents, je ne sais pas pour quelle raison ? Il faut qu’il le dise ! Ils sont grands hommes. Si ça ne tient pas, tu viens vers l’autre pour dire mais tu m’as fait telle chose et ils règlent les différends. Mais, il préfère passer par un plan criminel pour tuer le Sultan Sani Yalo, mettre ces produits toxiques dans une boisson ou bien dans la nourriture. C’est comme ça qu’ils font venir cette nièce. Mais, Monsieur le Journaliste, il raconte partout que c’est de la manipulation politique qu’on veut le détruire politiquement, qu’on veut l’accéder à la magistrature suprême de l’Etat, je ne sais pas par quel moyen puisqu’il ne répond pas tous les critères. Donc, ce n’est pas un souci pour nous pour dire qu’on va planifier un truc pour l’empêcher. Dès lors que la Constitution l’empêche déjà d’être candidat. Donc, ce n’est pas une affaire politique. Si c’était nous qui avons manipulé les choses, c’est nous qui aurions pu payer le billet à la personne pour venir à Bangui et mettre en œuvre le plan concocté. Ironie du sort, c’est eux qui paient tous les billets à la personne. Nous avons toutes les preuves. Les échanges qui ont conduit à l’achat de ce billet. Nous en avons. Là où le billet a été acheté ici à Bangui pour qu’on puisse envoyer en France, nous avons tout ça. Il ne s’agit pas d’une question politique ! J’invite les Centrafricains à ne pas tomber dans la manipulation de ces fossoyeurs politiques, de ces ennemis de la paix, mais il s’agit d’une affaire de la vie de quelqu’un. J’ai déposé une plainte, le Ministre d’Etat a déposé une plainte. Donc, c’est une affaire privée, c’est criminel ! C’est pénal ! On doit aller au procès et nous irons au procès et le droit sera dit aux lois et règlements en vigueur dans notre pays.
Dr Euloge Doctrouvé Koï, je vous remercie !
Par Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna