Le Ministre Délégué, Conseiller en Communication et Porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème, a échangé ce mercredi 30 juillet 2025, avec la presse. Au cours de sa traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse, est revenu sur les affaires de chef rebelle Armel Mingatoloum Sayo et de présumé espion, Martin Joseph Figueira, le désarmement des groupes armés ainsi que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEMAC qui se pointe à l’horizon à Bangui.
Selon Albert Yaloké Mokpème, Armel Mingatoloum Sayo est un chef rebelle ! Un chef rebelle qui, à la suite d’un certain nombre de massacres dans les préfectures de Lim-Pendé, l’Ouham-Pendé, l’Ouham et l’Ouham-Fafa. «Il y a des villages qui ont été incendiés. Il y a des tueries. Il y a des massacres commis par Sayo et ses éléments. Et il y a eu une condamnation devant la justice. Un mandat d’arrêt international a été émis contre lui. C’est comme ça, il s’est réfugié à l’étranger. Et tous les pays, ont reçu ce mandat d’arrêt. Il a fallu des semaines, des mois de discussions. On leur a apporté la preuve de la culpabilité de Sayo. C’est comme ça que le Cameroun l’a extradé en Centrafrique. La justice va faire son travail. Un procès aura lieu», a-t-il précisé.
S’agissant du dossier de présumé espion à la solde des pays occidentaux, Martin Joseph Figuéra, le Porte-parole de la Présidence de la République, rebondit en ces termes, «alors, Figueira, l’Union Européenne, font des propositions de Résolution, de demande de sanctions contre la République Centrafricaine. C’est-à-dire, il n’y a pas de justice chez nous. La justice n’existe que chez eux. Il y a des Centrafricains qui sont en prison dans les prisons européennes, parce qu’ils ont commis des délits. Et quand un blanc commet des délits en République Centrafricaine, il doit faire passer devant la justice. On trouve n’importe quelle raison. On peut dire qu’il est torturé, il est ceci. Est-ce qu’il n’y a pas de noirs dans les prisons en Europe, là-bas ? Avec leur Résolution, là, c’est-à-dire que nous ne sommes pas capables de faire des enquêtes pour savoir si quelqu’un est coupable ou innocent ? Et on vient nous sortir des trucs, arrestations arbitraires et tout ça».
Par ailleurs, il n’a pas changé de discours. Pour le Porte-parole de la Présidence de la République, ces deux présumés criminels seront bientôt traduits devant la justice afin de répondre de leurs actes afin de donner leçon aux autres tapis dans l’ombre actuellement.
Quant à Armel Mingatoloum Sayo, qui a été donné mort ou disparu, le débat et les spéculations à ce sujet, n’est plus à jour. Ce mercredi 30 juillet 2025, aux environs de 10 heures, ce présumé criminel a été conduit en bonne forme au Juge d’Instruction, sous une escorte musclée de la police au Tribunal de Grande Instance de Bangui.
Poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, Armel Sayo a été arrêté au Cameroun, puis extradé à Bangui. Depuis le 08 juillet, ce dernier avait été délocalisé de sa cellule.
En réponse aux spéculations suite à la publication des images générées par l’Intelligence Artificielle, laissant croire qu’il a été tué, le ministre de la Communication et des Médias, Maxime Balalou, a indiqué qu’il est en vie et dans un lieu sûr en train de subir une série d’interrogatoires avec de nouvelles charges.
A en croire le porte-parole du gouvernement, ce dernier avec son codétenu, avaient été délocalisés de leur cellule après la découverte de documents compromettants ainsi que des plans d’attaque de la ville de Bangui sur le téléphone qu’il détenait dans la geôle. Avec cette présentation du détenu Sayo au Juge, le débat est désormais clos sur sa présumée mort. Il est vivant !
Auric De Jean Jovice Ouakara