Les étudiants de la Faculté de Droit Privé de Walombé, ont renforcé leurs capacités le jeudi 24 juillet 2024 à Bangui, sur les Droits Humains et la lutte contre les violences sexuelles en milieu universitaire pour une accessibilité à la justice des populations vulnérables. Une initiative de l’«Association Tous Contre la Drépanocytose en RCA» (ATCD-RCA), en partenariat avec l’«Avocat Sans Frontières».
Selon les organisateurs, le constat révèle qu’il y a eu beaucoup de Violences Basées sur le Genre enregistrées au milieu estudiantin en République Centrafricaine. Souvent, les principales victimes de ces violences et les harcèlements sexuels dans ces hauts lieux de savoir sont des filles. Ce qui bloc de fois, leur émancipation. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’organiser ces genres de rencontres, afin d’encourager les participants à dénoncer ces mauvaises pratiques qui freinent l’avancement des étudiants.
Nicéphore Golet Boganda, Chargé de Programme dans le Consortium des Défenseurs des Droits Humains de Bangui, l’un des initiateurs, a expliqué que «dans le milieu estudiantin, il se passe beaucoup de choses. Et ce qui concerne, les violences sexuelles et les harcèlements sexuels à l’endroit des filles qui font des formations. Et on s’est rendu compte que d’après les études, il y a trop de régressions des filles par rapport aux harcèlements sexuels. Et comme auteurs, ce sont des enseignants. Ce qui fait que le niveau de la formation régresse. Et pour répondre à cette question, c’est pour cela qu’on s’est réuni dans le consortium pour lutter contre ces genres de fléau en milieu universitaire»,a-t-il souligné.
Et celui-ci de revenir sur l’objectif de cette rencontre à l’Université privé Walombé, qui est de permettre aux les parties-prenantes de comprendre et de jouer le rôle de relais dans d’autres établissements universitaires. «Vu l’objectif poursuivi, nous aimerions que ces étudiants brisent la peur juste après les actes. Et nous voulons avoir des points focaux dans chaque structure de formation pour nous signaler les cas à chaque fois qu’il y a l’action, et réduite un peu le taux, afin de favoriser la formation aux filles», a-t-il proposé.
Une action très salutaire de la part d’Apollinaire Yamba, premier Conseiller à la Maire du 2ème arrondissement de Bangui, qui exhorte les prochaines victimes d’être courageuses de dénoncer toutes les actions entreprises par leurs enseignants.
Pour les organisateurs, cette campagne de sensibilisation sur les Droits Humains et la lutte contre les violences sexuelles en milieu universitaire pour une accessibilité à la justice des populations vulnérables, se poursuit dans les universités public et privé de la RCA.
Régis Stéphane Banguima