Les ministres des Finances et du Budgets ainsi que ceux de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, des pays africains, souhaitent un changement de la part du Fonds Monétaire International (FMI) et le Groupe de la Banque Mondiale. Ces derniers, demandent à ces institutions bancaires d’intensifier leur soutien à l’élaboration de stratégies d’endettement durables qui privilégient les investissements renforçant la résilience et étudient des instruments de financements innovants adaptés aux besoins de l’Afrique. C’est ce qui est ressorti de la déclaration du «Caucus Africain» qui s’est tenu à Bangui, du 30 juillet au 02 août 2025.
En effet, du 30 juillet au 02 août dernier, Bangui, capitale de la République Centrafricaine a abrité le «Caucus Africain 2025». Cette grande rencontre économique de donner et de recevoir du continent qui a mobilisé plus de 500 personnes, composées majoritairement des ministres des Finances, de l’Economie, des Gouverneurs et des Investisseurs, a permis non seulement à la RCA de parler de son atout, mais aussi et surtout aux parties-prenantes de discuter des sujets liés à l’avancement de l’Afrique.
Comme à l’accoutumée, ce «Caucus» est clos par la déclaration de chaque pays. C’est ainsi qu’après une réflexion de trois jours, à l’unanimité, les conférenciers ont fait une déclaration pour souhaiter une reforme dans le fonctionnement du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale.
Sur cette déclaration de quatre (4) pages et de dix (10) paragraphes, ils ont mis un accent particulier sur les actions à mener pour les Objectifs de Développement Durable (ODD). Le déséquilibre structurel de l’architecture financière mondiale et le changement de paradigme de ladite architecture.
S’agissant de l’appui du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, le Ministre centrafricain de de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, Pr Richard Filakota, Vice-président du «Caucus Africain 2025», a rappelé l’enjeu de cette rencontre. «Nous réitérons notre appel au FMI et au Groupe de la Banque Mondiale pour qu’ils puissent intensifier leur soutien à l’élaboration de stratégies d’endettement durables, qui privilégient les investisseurs renforçant la résilience et étudient des instruments de financements innovants adaptés aux besoins de l’Afrique. Nous insistons sur l’importance de renforcer le soutien en faveur d’opérations rapides, ordonnées et transparentes de restructuration de la dette en Afrique, de manière à dégager l’espace budgétaire nécessaire à la réalisation d’investissements dans des infrastructures essentielles»,a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a souligné que l’Afrique est dans l’attente de l’amélioration de cette demande. «Nous sommes dans l’attente de l’amélioration d’instruments comme le cadre de viabilité de la dette pour les pays à faible revenu (CVD-PFR), afin de fournir des lignes directrices structurées pour les pratiques d’emprunt et de prêt, de manière à garantir la viabilité de la dette et à épauler le développement d’infrastructures résilientes».
Régis Stéphane Banguima