Le 19 avril 2025 à Ndjamena au Tchad et le 10 juillet 2025, à Bangui, en République Centrafricaine, marquent des moments historiques, où deux leaders des groupes armés, notamment de l’UPC et des «3R», ont annoncé à l’opinion publique nationale et internationale, leur intention de cesser les hostilités en RCA.
Pour ce faire, les opérations de désarmement qui ont démarré au lendemain de l’acte symbolique de désarmement à Bangui, le 10 juillet dernier, elles se poursuivent dans les villes de provinces. En réaction, le Coordonnateur de la plateforme de la société civile, «Génération Consciente», Alain Patrick De-Komah, à l’occasion d’un entretien exclusif, croit à la sincérité des groupes armés et appelle au respect de leurs engagements.
Pour Alain Patrick De-Komah, il faut comprendre d’abord que ces groupes, sont des bandits de grand chemin. Et il faut réitérer la volonté du Président de la République, qui a voulu faire tout le long de son mandat, jusqu’aujourd’hui. Il a seulement tendu la main et ne cesse de le faire. Il le fait tout le temps. Il demande tout le temps à tous ceux qui ont pris les armes sur le territoire centrafricain, d’accepter de faire le dialogue et de dialoguer. Parce que c’est par ce chemin que «nous pouvons retrouver la paix. Et ce n’est pas donner à tout le monde. Il n’y a que des braves qui peuvent faire la paix de ce genre. C’est-à-dire, lorsque les gens ont pris les armes délibérément, contre un peuple qui, tuent, pillent, assassinent, violent les femmes, brûlent les villages».
Et celui-ci d’ajouter qu’un Président de la République, veut le bien de son peuple. Et malgré tout cela, le Président de la République, continue à tendre la main. Pour la plateforme «Génération Consciente», c’est une très belle vision de tendre la main pour que la paix puisse revenir dans le pays, d’une manière définitive.
Il faut aussi comprendre que les groupes armés, généralement, ont leur manière de faire. Et «nous pensons que ce que nous sommes en train de pencher-là-dessus, ça ne sera pas le cap. Parce que crois pour cette fois-ci, c’est la dernière fois. Lorsqu’ils ont accepté librement de venir ici à Bangui, il y a eu la signature de ces accords-là, qui permettront au peuple Centrafricain, de vivre en paix chez lui. Et que ceux qui ont accepté de poser leur signature, qu’ils respectent cela, car le Président de la République, a toujours respecté ce qu’il fait», a-t-il dit.
De l’autre côté, il faudrait que ces gens-là puissent faire pareil, «nous croyons à la sincérité de ces groupes armés. Mais, nous ne sommes pas ignorons. Nous savons qu’à tout moment, ils peuvent revenir sur leur décision pour des décisions que nous ignorons. Mais, nous pensons que ça ne sera pas le cas. Parce que cette fois-ci, je crois que le Président de la République, ne se laissera pas aussi faire», a-t-il conclu.
A en croire le dernier bilan des opérations de désarmement établi par le Porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, à Maloum, 280 combattants ont été désarmés et démobilisés, dont 252 ex-combattants de l’UPC et 28 ex-combattants des Anti-balaka de l’aile Mokom.
Au total, 245 armes de guerre, 11.950 munitions ont été collectées. A Koui, entre le 16 juillet et le 07 août, les opérations ont permis également le désarmement et la démobilisation de 125 ex-combattants, dont 123 des «3R» et 2 Anti-balaka aile Mokom. 88 armes de guerre ainsi que 1.500 munitions ont été récupérées.
Un bilan satisfaisant, qui témoigne de la volonté des ex-combattants de tourner la page de la violence et s’engagent à préserver la paix, conformément aux orientations du Président Touadéra.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna