Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bruno Yapandé, appelle, le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Hommes et de la Liberté Fondamentale (CNDHLF), Ossène Yackoisset-Wessekpama, qui fait des déclarations erronées au sujet des élections groupées en RCA, à faire preuve d’objectivité dans sa constatation. Réaction enregistrée, à l’occasion d’une conférence de presse à Bangui le mardi dernier à Bangui.
Dans ce communiqué officiel lu par le Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local, Bruno Yapandé, le membre du gouvernement, est revenu sur la déclaration du Président de CNDHLF, Ossène Yackoisset-Wessekpama, tout en reconnaissant que les scrutins s’étaient déroulés dans le calme de manière générale.
Néanmoins, cette déclaration, énonce des retards d’ouverture de certains bureaux de vote, d’insuffisance de matériel électoral et du personnel de l’ANE, des tentatives de corruption par des candidats et des intimidations auxquelles seraient livrés des éléments des Forces de Défense et de Sécurité.
En réaction, le Ministre Bruno Yapandé a voulu faire une mise au point sur les prétendus retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote. Selon lui, le processus électoral en République Centrafricaine, est encadré par des textes légaux et réglementaires, dont la principale est la Loi N°24.007 du 02 juillet 2024, portant Code Electoral de la République Centrafricaine par la Loi N° 25.11 du 126 septembre 2025, portant dérogation à certaines de ses dispositions.
Pour le Ministre Yapandé, l’article 69 dudit Code dispose que tout retard qu’il soit causé un incident, un dysfonctionnement ou indépendant du bureau, peut être rattrapé par le bureau en repoussant l’heure de clôture des opérations de vote. C’est ce qui a été fait.
Sur l’insuffisance du matériel, celui-ci a rétorqué sur l’organisation des élections étant une opération extrêmement complexe, nécessitant une logistique lourde, un léger retard dans le déploiement du matériel et du personnel ne saurait constituer une entrave au bon déroulement du scrutin. Il ressort d’ailleurs, poursuit-il, de l’article 71 du Code Electoral que la présence de deux membres du bureau au moins garantie le déroulement régulier des opérations.
Et de poursuivre que sur les prétendues tentatives de corruption et intimidation, de telles allégations d’une extrême gravité ne sauraient faire l’objet d’une déclaration publique et officielle sans être vérifiées et étayées par des éléments.
En conséquence de ces observations, le Porte-parole du gouvernement par intérim, appelle le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de la Liberté Fondamentale à faire preuve d’objectivité dans ses constatations et déclarations.
Enfin le Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local, informe l’opinion nationale et internationale que le gouvernement suit avec intérêt l’actuel processus électoral qui se déroule dans le calme et la sérénité à la plus grande satisfaction du peuple Centrafricain.
Carole Bycekoan
