Dans un communiqué rendu public ce vendredi 02 janvier 2025, Evariste Ngamana, Porte-parole du candidat Faustin Archange Touadéra, rétorque à la déclaration fantaisiste du candidat Anicet Georges Dologuélé qui se déclare «vainqueur» de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Entretemps, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), est en train de compiler et traiter les données pour rendre public comme cela se fait depuis le 1er janvier à ce jour, à travers la publication des résultats Bureau de Vote, par Bureau de Vote, tout en respectant les lois républicaines.
Dans ce communiqué, la Direction Nationale de Campagne du candidat Faustin Archange Touadéra, prend acte de la conférence de presse tenue ce vendredi 02 Janvier par Anicet Georges Dologuélé, au cours de laquelle, il s’est publiquement autoproclamé «vainqueur» du scrutin présidentiel, alors même que la proclamation officielle des résultats définitifs n’est pas encore intervenue.
Selon Evariste Ngamana, si la déclaration du chef de l’URCA reste à ce jour non-étayée, «nous tenons surtout à rappeler, avec la plus grande fermeté, que la législation centrafricaine est sans ambiguïté, la proclamation des résultats des élections relève exclusivement de la compétence des institutions légalement habilitées, au premier rang desquelles l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et le Conseil Constitutionnel», a-t-il noté.
Et d’ajouter qu’à ce titre, la Direction Nationale de Campagne du candidat Faustin Archange Touadéra, a cité les dispositions de la Constitution du 30 Août 2023, en son article 71, alinéa premier qui dispose : «Les résultats de l’élection présidentielle sont proclamés par le Constitutionnel quinze (15) jours au plus tard après la publication provisoire par l’Autorité Nationale des Elections (ANE)».
Pour la même occasion, elle a fait mention du Code Electoral en son article 121, alinéa 1 et 2 précise : «L’ANE procède au recensement général des résultats des votes en présence des représentants dument mandatés par les candidats et observateurs. Elle les rend publics, au fur et à mesure, circonscription par circonscription, bureau de vote par bureau de vote, dans les huit (8) jours qui suivent le scrutin en ce qui concerne les élections présidentielles et législatives».
Ceci dit, toute déclaration de victoire avant cette étape constitue une violation manifeste du cadre légal et du principe de neutralité du processus électoral.
En procédant à une telle auto-proclamation, Monsieur Dologuélé prend la responsabilité de fragiliser la sécurité du processus démocratique, d’induire l’opinion nationale et internationale en erreur et de créer des tensions inutiles dans un contexte où la paix, la stabilité et le respect des institutions doivent prévaloir.
Dans cette sortie médiatique somme toute irresponsable visant à masquer l’échec cuisant de ses auteurs, il est désormais clairement établi qu’en Centrafrique, nous avons d’une part : le camp des légalistes (ceux qui attendent avec sérénité la proclamation des institutions habilitées) et de l’autre : le camp des hors-la-loi (ceux qui défient au quotidien les lois et les institutions de la République).
Dans cet embrouillamini créé et entretenu par les fossoyeurs de la démocratie, le candidat Faustin Archange Touadéra, fidèle à son engagement républicain, réaffirme son attachement scrupuleux à l’Etat de droit, au respect des lois de la République et à la décision souveraine des institutions compétentes.
La Direction Nationale de Campagne du candidat Faustin Archange Touadéra, appelle l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect des règles du jeu démocratique, dans l’intérêt supérieur de la Nation. «Nous invitons enfin nos compatriotes à ne se fier qu’aux communications officielles émanant des institutions compétentes, seules garantes de la vérité des urnes», a-t-il sollicité.
La démocratie centrafricaine ne saurait être confisquée par des déclarations unilatérales. Elle se construit et se consolide dans le respect des lois, des institutions et du Peuple souverain.
Au vu de tout ce qui précède, pour de nombreux observateurs de la scène politique nationale, ces sorties intempestives de Dologuélé, ne sont rien d’autre que l’expression d’un désespoir mal dissimulé.
Dologuélé semble déjà résigné face à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Conscient qu’il s’achemine vers une nouvelle défaite face au président-candidat Faustin Archange Touadéra après celles de 2016 et 2020, il s’emploie méthodiquement à construire des alibis depuis le déroulement de la campagne électorale.
L’objectif est clair : discréditer à l’avance les résultats du scrutin et se ménager un terrain propice à la contestation post-électorale. Une manœuvre grossière, que le peuple centrafricain, mûr et lucide, a déjà identifiée.
Il n’est cependant pas trop tard pour Anicet Georges Dologuélé de faire preuve de retenue et de responsabilité, en acceptant de laisser la voix des urnes s’exprimer librement. Le peuple centrafricain, meurtri par les lourdes conséquences de la crise militaro-politique de 2013, n’est plus disposé à replonger dans l’instabilité pour satisfaire les calculs politiciens et les ambitions personnelles de ceux qui convoitent le pouvoir à tout prix.
Souverain et seul détenteur de la légitimité démocratique, le peuple centrafricain votera en toute conscience et responsabilités pour celui qu’il jugera apte à diriger la destinée de la République centrafricaine.
Il est donc impératif que Dologuélé et ses partisans fassent preuve de maturité politique en cette période cruciale !
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
