L’Autorité Nationale des Elections (ANE), l’institution en charge d’organisation des élections en Centrafrique, a procédé le lundi 05 janvier 2026, à la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Une élection réussie à 98%, selon les observateurs nationaux et internationaux. Cependant, certains candidats issus de l’opposition, notamment Anicet Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, relèvent des «irrégularités» sans avoir donnés des preuves tangibles. Eu égard à cette situation, les leaders du «BRDC», ont perdu leurs pédales et accusent la MINUSCA de laxisme face à la victoire écrasante du candidat Faustin Archange Touadéra dès le 1er tour.
Comme tout Etat démocratique, la République Centrafricaine organise des élections afin de mettre en place ses institutions. Les résultats de ces élections font souvent l’objet de contestation inutile et qui se sont soldées parfois, à la création des blocs, qui deviennent au fil de temps, les branches politiques des groupes armés qui sèment la mort et la désolation au sein de la population.
C’est l’exemple en 2010, où après les élections groupées, l’opposition a créé le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 en abrégé (FARE 2011), qui s’est soldé avec la création de la «Coalition Séléka» en 2012.
Puis, en 2016, ces mêmes leaders politiques de l’opposition, après leur défaite, se sont réunis pour faire un franc commun qui, en 2020, a créé un autre groupe armé dénommé «Coalition des Patriotes pour le Changement» (CPC).
Dans un passé récent, lorsque le Peuple a jugé utile de changer la Constitution du 30 mars 2016, ces éternels contestataires, ont une fois de plus, créé leur soi-disant, «Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de 2016» (BRDC). Malgré cela, le Peuple a toujours triomphé haut la main.
Pour ces élections de décembre 2025, face aux différentes réalisations du Président Touadéra, le «BRDC» a éclaté. Ce qui explique la faiblesse de l’opposant vis-à-vis du candidat du peuple, le Pr Faustin Archange Touadéra.
Au cours d’une conférence de presse à Bangui, ce lundi 12 janvier 2026, le Porte-parole du «BRDC», Martin Ziguélé, sans détour, accuse la MINUSCA d’avoir assistée «aux fraudes massives» lors des élections groupées du 28 décembre 2025.
Ce que ces leaders politiques de l’opposition doivent savoir que le mandat de cette mission onusienne en RCA, est claire. Le nouveau mandat de la MINUSCA est dédié à l’appui au processus électoral en République Centrafricaine.
La nature de cet appui est clairement décrite à l’alinéa b du paragraphe 34 de la Résolution 2800 du Conseil de Sécurité, qui donne mandat à la MINUSCA de fournir un appui sur les plans opérationnel, logistique, de la sécurité et, le cas échéant, technique, en particulier de manière à faciliter l’accès aux zones reculées, et en coordination avec les activités d’assistance électorale internationale relevant du panier de fonds gérées par le PNUD et d’autres partenaires internationaux.
Ces leaders de l’opposition démocratique issus du «BRDC», ont intérêt à revoir leur copie. Car, la victoire du Président Touadéra, ne dépend pas d’appui de la MINUSCA, mais plutôt le Peuple Centrafricain qui les a vomis pour leur passé politique sombre dans le pays.
Le Peuple Centrafricain d’aujourd’hui, n’est pas celui d’hier !
Walter Hugues Pounebamblé
