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Mairie de Bangui : le personnel ne veut plus le retour de Nakombo à la tête de cette institution

janvier 15, 2026
Mairie de Bangui : le personnel ne veut plus le retour de Nakombo à la tête de cette institution

Il est fait interdiction formelle à Emile Gros Raymond Nakombo de revenir à la tête de la Mairie de Bangui. C’est le mouvement d’humeur du personnel en ce moment qui, à travers le Secrétaire Général de cette institution, David Gbéti, a animé une conférence de presse le mardi 13 janvier 2026, pour expliquer le pourquoi.

Selon ce dernier, Emile Gros Raymond Nakombo, laisse derrière lui, neuf (9) années d’un bilan très catastrophique et connu par tous les citoyens de la ville de Bangui. Pour David Gbéti, Secrétaire Général de la Mairie de Bangui, la 7ème République qui arrive, et dans le processus de décentralisation désormais, les collectivités territoriales seront gérées par des élus locaux pour donner l’indépendance aux communes, l’indépendance, l’autonomie, la gestion financière.

Et donc, pour préparer le terrain, pour bien accueillir ces élus qui viendront à la Mairie de Bangui, compte tenu des critiques sur les réseaux sociaux, dénonçant cette période d’intérim assumée par Mme Léontine Yangba Wéyabonna-Bona, «nous avons pris sur nous de convoquer cette rencontre pour traduire aux professionnels de médias ce que nous avons enregistré de la gestion de Monsieur Nakombo depuis plusieurs années et que les conséquences sont graves et irréparables au niveau de la population».

Malgré tout cela, Emile Gros Raymond Nakombo, tente de revenir, quand bien même que les résultats des élections définitives ne sont pas encore rendus publics. Ce qui «nous a poussé à étaler sur les lieux publics l’opacité, le manque d’autonomie financière qui a entraîné Bangui dans des ordures partout où la population en souffre jusqu’à aujourd’hui», a-t-il justifié.

De bilan catastrophique de gestion de la ville Bangui depuis plus de 9 ans.

A en croire David Gbéti, des détournements de 74 millions de salaires de mois de Novembre 2023, multiplié par 2, 2022-2023, versés par le gouvernement à la BGFI, sont enregistrés. «4 mois des arriérés de pensions. Ça fait des milliards de FCFA (3 à 5 milliards). Le remboursement de la dette de la BGFI, l’histoire de découvert qui pèse sur le versement des salaires. Notre président, est allé prendre un découvert qui s’élève à une centaine de millions de FCFA et que c’est la caisse qui est la personne morale qui rembourse. Il a suspendu toutes les dépenses obligatoires et prioritaires au profit de remboursement des dettes à la BGFI et de voyage touristique du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui».

Par ailleurs, 28 millions de FCFA, constituant les frais de télécommunication au profit des cadres, notamment Directeurs et travail d’assainissement, sont détournés. Au moins 10 millions d’étude des recherches et documentation, sont détournés. Entretien, réparation et maintenance : 57 millions de FCFA, sont détournés, entretien de véhicules : 20 millions de FCFA, détournés.

Ajouté à cela les frais de mission 75 millions de FCFA : parmi lesquels 35 millions de FCFA pour les mandats spéciaux la formation du personnel : 15 millions de FCFA. Les Frais de réception : 25 millions de FCFA, détournés.

Cependant, les frais de transports qui s’élèvent à 41 millions de FCFA, sont partis en fumée. Autres Transports, 30 millions de FCFA, sont détournés. Congés non pris, 15 millions de FCFA, détournés. Les primes et gratification : 50 millions de FCFA. Les Services rendus et Droits Légaux, 24 millions, frais de communication : 24.440.000 FCFA, les frais de travaux en commission pour l’élaboration du budget, jamais versés depuis 5 ans. D’où le découragement des commissions et des membres de comités préparatoires, sont tous détournés.

De détournements des dons à la Mairie de Bangui

Le don et libéralité, actions sociales, 20 millions de FCFA, autres charges : 88 millions de FCFA. Tous ces dons ont été détournés au profit de la poche de Grand Frère Emile Gros Raymond Nakombo et sa famille.

Autres malversations financières

-Des personnels envoyés à l’étranger sur le budget de la Commune, mais qui, à leur retour, ont vu leur poste occupé et se retrouvent involontairement oisifs. «Le recrutement abusif de 50 gardes municipaux, sans l’avis du Conseil Municipal et sans disponibilité des ressources financières. Conséquences : d’où retour à la grève qui se passe autour du Palais de la Renaissance à Bangui».

Par sa gestion, il a créé un poste de contrôleur général de la Mairie de Bangui qui est non reconnu dans l’organigramme de cette municipalité, ni prévu par les textes de règlementation. «De nombreux procès pendants au niveau de la justice contre la Mairie de Bangui, pour licenciement abusif et les cas des retraités. Si Bangui n’est pas une institution publique, on allait le fermer depuis longtemps».

Les problèmes fonciers : Place du Cinquantenaire et Place de l’Unité, remis librement entre les mains des Rwandais et bien d’autres forces, sans que la Mairie puisse gagner quelque chose. «Des contrats signés avec les partenaires ou opérateurs économiques, dans le domaine du foncier, au mépris des textes en vigueurs : le contrat Tradex, Casablanca, etc.».

Parmi ces fautes graves, on note également la vente de terrain riverains à l’axe UCATEX, dans le 8ème arrondissement de Bangui, à Total, sans verser quelque chose de la Mairie. La vente d’un garage à l’entrée de la SOCADA, à Lakouanga aux Chinois.

Vente également d’un terrain de plusieurs hectares dans la Lobaye, aux Chinois, où un Avocat s’est farouchement opposé et compte tenter des actions au niveau de la justice. Affaire de dons Sud-Coréens (sans traces).

De la Gestion Budgétaire de la Municipalité

La gestion financière de la municipalité de la Mairie de Bangui, souffre d’une opacité galopante. Sur plus de 2 milliards par exemple, on peut noter 94% pour la consommation (avalés) et 0,6% pour l’investissement. C’est une commune de consommation. Et le plus grand consommateur gastronomique, c’est le Président Nakombo.

La masse salariale et les assimilées occupent plus de 141% des recettes propres de la Commune. Le recrutement parallèle des cadres et agents (50 agents). Des dépassements des crédits budgétaires sans l’autorisation préalable du Conseil Municipal et l’approbation de la tutelle.

De nombreuses missions effectuées à l’extérieur avec des coûts exorbitants à la charge de la Commune et des partenaires qu’ils invitent (les partenaires donnent l’argent et la Commune donne l’argent aussi à Monsieur le Maire).

La signature et l’exécution de contrats de longue durée (99 ans) sans l’approbation de la tutelle, sans passer par le Conseil Municipal qui est l’organe de contrôle et comportant des clauses confidentielles (contrat Tradex et Casablanca).

Le versement de 18 mois de loyers par Tradex à raison de 750.000 FCFA par mois environ, qui ne seraient pas parvenus à la caisse de Receveur Payeur Municipal. Des dépenses exorbitantes ressorties dans les rapports de la Receveur Payeur Municipal (RPM), (gestion 2017-2018).

Pour ce faire, les salaires attribués sans une base juridique et appropriée, entrainant de salaires supérieur brute de deux ou trois fois de salaires de discrimination dans les salaires des mêmes responsabilités (des Chefs de Service qui gagnent 800.000 FCFA et des Directeurs qui gagnent 250.000 FCFA, selon la tête du client, du parent, au profit de la petite copine).

Des charges sociales imputées sur les frais du personnel, mais non versées à la CNSS.

Des missions non effectuées, mais payées à des frais exorbitants à Monsieur le Président. Le non-respect de la procédure de dépenses et de l’orthodoxie financière. La dénonciation par le Conseil Municipal d’un réseau parallèle de recouvrement des menus-recettes organisé au niveau du cabinet. (La caisse de la Mairie se trouve au cabinet du Maire).

Le Groupe Fadoul au KM 5, verse ses loyers directement au Président de la Délégation Spéciale, Monsieur Emile Gros Raymond Nakombo. «Double emploi dans le paiement des frais de mission. Production et utilisation des quittances parallèles par le Président. Parc automobile, porté disparu. Quatre (4) camionnettes de transport des ordures, n’existent plus. Dix (10) camions bennes, n’existent pas. Deux (2) camions vidangeuses, en voie de disparition. 17 citernes à eau, disparus. Tractopelles (dont un s’est porté disparu).

Au vu de tout ce qui précède, le personnel de la Mairie de Bangui, invite le gouvernement à prendre ses responsabilités et évite de faciliter le retour de Nakombo à la tête de la Mairie de Bangui.

Il doit répondre de ses actes devant la justice afin de donner un bel exemple aux autres. NON à l’impunité sous la 7ème République !

Auric De Jean Jovice Ouakara

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