Le Collectif des Organisations et Associations de base du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), a fait une déclaration le samedi 17 janvier 2026 à Bangui, après une réunion extraordinaire suite à la sortie de certains membres du bureau exécutif sortant contestant le nouveau bureau mis en place le 30 décembre 2025. Au cours d’une rencontre avec la presse à Bangui, le weekend dernier, la jeunesse islamique centrafricaine interpelle certains membres véreux du bureau sortant de la CSISCA qui veulent semer la discorde au sein de la communauté musulmane de Centrafrique.
Dans cette déclaration, ledit Collectif apporte son soutien indéfectible au nouveau bureau exécutif national du CSISCA mis en place le 25 décembre 2025 à Bangui. Le Collectif a rappelé que le CSISCA a traversé une période de vide juridique depuis le 15 mars 2025, conformément aux statuts qui stipulent en son article 101 qui dispose qu’en temps normal, les membres de tout organe du CSISCA, dont le mandat est arrivé à terme, sont déchus de tous leurs droits, titres et prérogatives.
Selon ce Collectif, toutes décisions qu’ils prendront pendant cette période n’auront plus d’effet, sauf cas de forces majeurs. Face à cette situation, les organes et les associations de bases affiliées, ont pris leurs responsabilités de mettre en place un bureau ad-hoc qui a réussi à organiser une Assemblée Générale élective, inclusive et transparente en moins de trois mois.
Le Collectif affirme que ce bureau, est le fruit d’une bonne entente. Parce qu’il s’agit de tous les organes et associations de base représentés notamment par la jeunesse islamique centrafricaine, le bureau de la femme musulmane, l’association des cadres et intellectuels, l’association des scouts musulmans, l’association des musulmans centrafricain, groupes de prédications islamiques, les imams et les délégués venus de l’intérieur du pays, qui ont participé à l’Assemblée Générale élective du 30 décembre 2025.
Par cette occasion, le Collectif signale l’engagement et la détermination des membres du nouveau bureau à promouvoir la cohésion sociale, la justice et les valeurs fondamentales de l’islam, tout en œuvrant pour le bien être de la communauté musulmane dans son ensemble.
Pour Roufai Saririatou, chargée des relations extérieures au sein du bureau de la femme musulmane de Centrafrique, il n’y a plus d’autres choses à faire. Il n’y a pas de choix sans Dieu.
Pour ce faire, elle appelle les autres à suivre leurs frères et sœurs qui sont élus, pour travailler ensemble, «nous allons sensibiliser nos frères et sœurs qui sont dehors pour qu’ils s’alignent, pour qu’on puisse œuvrer ensemble. Il n’y a rien à faire. C’est le choix de Dieu. Tout le monde doit suivre ce bureau. Et puis, c’est tous les Centrafricains qui ont adhéré. C’est quelques-uns qui n’ont peut-être pas le courage, mais ils vont venir», a-t-elle souligné.
Au cours de cette conférence de presse, ce Collectif de CSISCA a réaffirmé son engagement, par la voix de tous les organes et associations, qu’il ne peut pas passer sous silence des manœuvres dilatoires et regrettables de certains membres du bureau sortant, qui cherchent à compromettre l’intégrité du CSISCA par des actions visant à diviser la communauté sur des bases ethniques.
Ces tentatives motivées par des intérêts égoïstes, sont non seulement contraire à l’éthique islamique, mais aussi préjudiciable à la cohésion sociale et à l’image de l’islam en Centrafrique.
Brenda Jovia Epiphanie Yafara
