A travers une déclaration rendue publique le mercredi 27 janvier 2026, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Maxime Balalou, rétablit la vérité au sujet d’un faux document qui circule sur les réseaux, attribuant la responsabilité à la population du Haut-Mbomou. En attendant, le gouvernement réaffirme son engagement à protéger les populations civiles sans discrimination, sa détermination à faire usage de tous les moyens politiques et militaires afin de résoudre le plus rapidement possible la crise dans le Haut-Mbomou et sa détermination à combattre l’impunité par les voies légales et institutionnelles.
Dans ce document intitulé «Déclaration du gouvernement relative au mémorandum adressé aux Nations Unies par un groupe se réclamant de la communauté A Zandé», le gouvernement de la République Centrafricaine, dit avoir pris connaissance avec une vive préoccupation d’un mémorandum adressé au Secrétaire Général des Nations Unies par un groupe se présentant comme représentant de la population civile du Haut-Mbomou.
Face à la gravité des accusations formulées, le gouvernement se voit rétablir la vérité, dans le respect du droit, de la souveraineté nationale et de la cohésion sociale afin de faire taire toute interprétation belliqueuse contre les efforts des autorités centrafricaines.
Sur la forme du prétendu mémorandum adressé à l’ONU
Le gouvernement s’étonne du fait qu’un groupe initialement créé dans le but d’assurer la protection des siens face aux bandits armés, puisse, du jour au lendemain, transposer ses revendications sociales sur le champ purement politique.
En effet, la structure du document, le timing de diffusion ainsi que le profil du destinataire nous interrogent sur la machination ourdie depuis Bangui par des parrains de cette entreprise criminelle soutenue par des mains invisibles pour l’attribuer faussement à la population civile du Haut-Mbomou. Lesquels instigateurs ne tarderont pas à être dévoilés publiquement.
En ce qui concerne le fond de ce fameux mémorandum
A propos des accusations de génocide et de crimes contre l’humanité, le gouvernement rejette avec la plus grande fermeté les accusations de génocide, d’extermination ethnique et de crimes contre l’humanité portées contre l’Etat.
Ces accusations, d’une extrême gravité sont fantaisistes et manifestement irresponsables, car dénuées de toute preuve. Leur usage abusif constitue une manipulation grave du droit international et une tentative délibérée vissant à discréditer les institutions républicaines. Cela ne saurait rester impuni !
Sur la situation sécuritaire dans le Haut-Mbomou
Le gouvernement rappelle que la préfecture du Haut-Mbomou est confrontée depuis plusieurs années à la présence des groupes armés, des trafics illicites transfrontaliers, des violences communautaires entretenues par des acteurs criminels. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) y sont déployées exclusivement dans le cadre de leur mission régalienne, à savoir : la protection des populations civiles, la restauration de l’autorité de l’Etat et la lutte contre les groupes armés.
Aucune opération militaire n’a été conduite sur des bases ethniques ou communautaires.
Sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires et des disparitions forcées
Le gouvernement estime pour sa part qu’il s’agit des allégations non fondées et non corroborées par des preuves. La République Centrafricaine dispose de mécanismes nationaux et internationaux d’enquête et de poursuite. Le gouvernement rejette de ce fait avec force, toute tentative de discrédit de l’Etat.
Sur les groupes d’autodéfense communautaires
Le gouvernement rappelle que nul groupe armé, sous quelque appellation que ce soit, n’est autorisé à se substituer à l’Etat.
La prolifération des groupes d’autodéfense constitue un facteur aggravant d’insécurité et expose les populations civiles à de graves risques. La lutte contre ces groupes s’inscrit dans le strict respect de la loi et des droits humains.
Sur la MINUSCA
Le gouvernement s’inscrit en faux contre toute accusation de complicité de la MINUSCA dans des prétendues exactions contre des civiles.
La coopération entre l’Etat centrafricain et la MINUSCA s’exercice dans le cadre du mandat défini par le Conseil de Sécurité de l’ONU, avec pour objectif principal la protection des civils et le soutien au rétablissement de l’autorité de l’Etat.
Le gouvernement met en garde contre toute tentative d’ethnicisation des tensions sécuritaires, susceptible de fragiliser la cohésion nationale et raviver des divisions que le Peuple centrafricain s’emploie à dépasser.
Alors que des initiatives sont en cours en vue d’assurer la médiation et d’obtenir la libération des otages civils retenus par les bandits armés, le gouvernement informe l’opinion nationale et internationale qu’il a décelé un vaste réseau de complices politiques et intellectuels de la crise dans le Haut-Mbomou, dont le dessein inavoué est de se servir des revendications sociales portées par une partie de cette population afin de déstabiliser les autorités légitimes en place. Une enquête minutieuse est en cours en vue d’interpeller les auteurs et co-auteurs de cette entreprise nébuleuse pour que ceux-ci répondent de leurs actes devant la justice.
En attendant, le gouvernement réaffirme «son engagement à protéger les populations civiles sans discrimination, sa détermination à faire usage de tous les moyens politiques et militaires afin de résoudre le plus rapidement possible la crise dans le Haut-Mbomou, sa détermination à combattre l’impunité par les voies légales et institutionnelles», a-t-il insisté.
Enfin, le Ministre Maxime Balalou, a souligné que la République Centrafricaine reste ouverte à toute coopération constructive fondée sur la vérité, la légalité et le respect de sa souveraineté territoriale.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
