Dans le cadre de la relecture et l’adoption de ses documents stratégiques, essentiels pour renforcer son efficacité, sa visibilité et son autonomisation financière, la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA), a organisé le mardi 03 février dernier, à Bangui, un atelier de relecture et d’adoption des plans et procédures opérationnelles standards (SOP) de mobilisation des ressources et de la stratégie de diplomatie humanitaire du 03 au 05 février 2026.
Cet atelier de relecture a réuni entre autres, les partenaires ainsi que les représentants des ministères techniques de la Croix-Rouge et humanitaire à savoir : le ministère des Affaires Etrangères, de l’Action Humanitaire, de la Justice et de la Santé.
Le Pasteur Supérieur Antoine Mbao-Bogo, Président de la Croix Rouge Centrafricaine, a expliqué que la Croix-Rouge Centrafricaine, comme de par tous les pays, sont auxiliaires des pouvoirs publics et fonctionne, selon les règles, les principes fondamentaux et elle a ses faiblesses également. «Nos faiblesses, c’est sur certains dossiers juridiques, financiers, institutionnels. Et nous avons décidé d’aller à l’avant, de faire une relecture de l’application dans cet atelier de nos documents sur la stratégie et sur la diplomatie humanitaire, comme on nous l’a demandé lors de notre panafricaine en Nairobi en 2023», a-t-il éclairé.
Selon lui, le document reprend tous les points pour l’amélioration et le fonctionnement sur le plan de la mobilisation et la présence de ressources. Pour ce dernier, sans les ressources, «nous ne pourrions rien faire».
Et également, «nous avons un département de la diplomatie humanitaire qui doit fonctionner, selon les règles existantes dans notre mouvement de par le monde entier», a-t-il ajouté.
Le Président de la Croix-Rouge Centrafricaine a, par ailleurs, souligné que l’indicateur 3 du document stipule que, «Plus de 50% des revenus de la CRCA, soient générés au niveau national».
Pour ce faire, son institution souhaite à ce que l’aide humanitaire dans le pays, 10% devaient revenir à la Croix-Rouge Centrafricaine. C’est-à-dire que si l’aide humanitaire dans notre pays, par exemple, est de 1 million de francs CFA, 100 000 devaient revenir à la Croix-Rouge centrafricaine. Ce n’est pas seulement un seul département ou un seul partenaire. Et c’est sur ce, avec également «nos Activités Génératrices de Revenus, nous devons au moins avoir les 50%. C’est-à-dire la moitié, qui doit absolument être injectée dans le pays, surtout en faveur des vulnérables».
Selon lui, cela est une exigence qui doit se faire, «si nous accordons et que si nous réussissons à avancer, c’est la moitié de ce que nous recevons qui doit aller au pays. Vous savez, qu’aujourd’hui, c’est très difficile. Nous ne pouvons pas seulement compter sur l’extérieur. L’extérieur a beaucoup de problèmes. Mais, nous devons compter sur notre pays», a-t-il insisté.
Au terme de cet atelier, les documents sont relus et adaptés de manière consensuelle et les participants doivent s’approprier du contenu et des outils de mise en œuvre dudit document.
Auric De Jean Jovice Ouakara
