Lors du récent Conseil des Ministres du jeudi 29 janvier 2026, le gouvernement centrafricain, a pris des mesures coercitives afin de faire face aux menaces des hippopotames sur la rivière Kotto à Mobaye dans la Basse-Kotto et l’Ouham. Cette décision fait suite à des cas récurrents d’attaque contre des pêcheurs par des hippopotames ces derniers temps.
Au cours de cette réunion gouvernementale, le Ministre d’Etat chargé de l’Education Nationale, Aurélien Simplice Kongbélet Zingas, en lieu et place du Ministre chargé des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, a informé le Conseil des Ministres sur des attaques récurrentes des hippopotames contre les pécheurs sur la rivière Kotto à Mobaye.
Cette situation, malheureusement, selon le membre du gouvernement, est devenue répétitive par rapport à des cas d’attaque contre des pêcheurs par ces bêtes sauvages, dont la prolifération constitue une sérieuse menace pour la population et les activités de pêches sur la rivière dans cette partie du pays.
A cet effet, le Conseil a, par ailleurs, évoqué les dispositions du Code de la Faune Centrafricaine, qui prévoit des modalités de prélèvement de Faunes sauvages au cas où, ces derniers représentent un danger pour la population centrafricaine.
Ces cas de menaces, faut-il le rappeler, concerne également l’Île de Singe, dans le 2ème arrondissement de Bangui, à Bayanga, dans la préfecture de la Shanga-Mbaéré et sur la rivière de l’Ouham à Bossangoa, où des hippopotames et des Singes mènent des attaques meurtrières le plus souvent contre la population civile et les pêcheurs ces derniers temps.
Cette mesure adéquate constitue une réponse pour la population de Mobaye et autres villes concernées qui attend des autorités compétentes, une solution idoine pour mettre fin à ces menaces, afin de reprendre leurs activités de pêche et champêtres pour la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Carole Bycekoan
