La Commission de Lutte contre la Prolifération et la Circulation illicite des Armes Légères et Petits Calibres (COMNAT-ALPC), continue sa série de descente auprès de la population centrafricaine dans différents arrondissements de Bangui. Avec le soutien de la section DDRR de la MINUSCA, elle a sensibilisé le mercredi 11 février 2026, les conducteurs de taxis-motos du 3ème arrondissement pour la remise volontaire des armes et munitions détenus par la population. La rencontre a eu lieu en la Maison des Jeunes dudit arrondissement.
Ils sont une trentaine de conducteurs de taxis-motos du 3ème arrondissement de Bangui, qui ont répondu présent à cette rencontre. Ils sont outillés sur les thématiques entre autres, les facteurs de la prolifération des armes et ses causes, la consommation des produits nocifs à la santé, les causes d’accident et comment peut-on faire pour consolider la paix et la sécurité dans la communauté.
Abdel Bassi Djalal Abdoulaye, est l’un des participants, est revenu sur ce qui a retenu son attention, «ce que je retiens de cette formation, la sensibilisation, la prise de connaissance dans le bon sens du terme. Et je vais aussi éviter désormais les personnes suspectes», a-t-il souligné.
L’un des délégués des conducteurs de taxis-motos du 3ème arrondissement, Moussa Hamat a, quant à lui, exhorté ses pairs à s’approprier des acquis de cette formation. «Nous, les conducteurs de taxis-motos, devons aussi contribuer pour la paix dans le pays. Tout ce que nous avons appris ici, nous devons aller retransmettre fidèlement à toutes les personnes de nos alentours. La personne qui détient des armes et munitions, doivent les ramener dans les endroits indiqués. Au cas où, si vous ne le faites pas, cela vous causera des problèmes», a alerté ce dernier.
Jean Vincent Mbenda, Chef de division communication et sensibilisation à la «COMNAT-ALPC», justifie le pourquoi de cette sensibilisation et le choix des participants. «Les conducteurs de taxis-motos, sont parfois, des acteurs et des victimes des cas de braquages dans nos quartiers. C’est pourquoi, pour éviter que la communauté puisse s’embraser, nous essayons d’apporter des messages de paix et de sécurité pour que ces derniers puissent aider la population à ramener des armes et des munitions détenues illégalement par la population dans les brigades de la gendarmerie et les postes de la police les plus proches de localité», a martelé le Chef de division de la communication de la COMNAT-ALPC.
Selon les responsables de «COMNAT-ALPC», depuis janvier 2025, on dénombre plus de 650 incidents causés à l’aide des armes. Les zones rouges de la circulation des armes sont du côté des axes Tchad, Soudan et les axes fluviaux entre les deux Congo.
Régis Stéphane Banguima
