Les activités de la Cour Pénale Spéciale (CPS) de la République Centrafricaine, courent un risque réel de fermeture en cette année 2026. Selon les informations qui circulent, cette fermeture est liée au manque de financement à la Cour, suite à la mauvaise gestion des ressources, afin de garantir la poursuite de ses activités essentielles.
Créée et inaugurée le 22 octobre 2018, la Cour Pénale Spéciale (CPS), est un tribunal hybride soutenu par l’ONU. La CPS est composée de Procureurs, de Juges centrafricains et étrangers. Elle dépend des contributions volontaires des États et des organisations internationales pour son bon fonctionnement. Malheureusement, la plupart de ces ressources financières sont orientées en faveur de ses experts étrangers au détriment de ses paires centrafricaines pour mieux faire avancer les procès.
Il y a lieu de rappeler que des voix se sont élevées depuis plusieurs années en Centrafrique pour critiquer de manière claire, la lenteur enregistrée dans le traitement de dossiers des crimes commis sur le territoire centrafricain. Certains criminels du peuple Centrafricain, continuent de narguer leurs victimes jusqu’à ce jour, sans avoir procédé à leur arrestation au nom de la Loi.
Cependant, il faut noter que la CPS a ouvert son premier procès le 19 avril 2022, contre trois anciens membres d’un groupe armé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais, depuis lors, quatre procès ont eu lieu, dont deux (2) sont toujours en phase d’appel. Deux autres procès sont en cours d’examen en première instance.
Pour certains acteurs des droits de l’Homme en Centrafrique, cette fermeture n’affectera pas le fonctionnement de la machine judiciaire centrafricaine. Car, selon eux, plusieurs crimes commis sur le territoire national relevant du droit international et renvoyé devant la Cour Criminelle, sont jugés en un lapse de temps, contrairement à la CPS qui totalise aujourd’hui 07 année d’existence, mais n’a jugé que deux affaires.
Carole Bycekoan
