En marge du 39ème Sommet de l’Union Africaine qui s’est déroulé à Addis-Abeba, du 14 au 15 février 2026, le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, a présidé une réunion de haut niveau de l’Union Africaine sur la santé en Afrique. A cette occasion, il a prononcé un discours, où il a fait par de l’amélioration de la situation sanitaire dans son pays, et a affirmé que la RCA demeure pleinement engagée autour de priorités claires, notamment le financement durable de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’adolescent, la mise à l’échelle des interventions à fort impact, l’accès universel aux services complets de santé sexuelle et reproductive, renforcement du système de santé et des mécanismes de référence et de contre-référence et la redevabilité fondée sur les données et les résultats.
En prenant la parole au nom de la République Centrafricaine, à l’occasion de cette réunion de haut niveau sur la santé en Afrique, il a d’abord salué le leadership constant et la vision ambitieuse de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. «Je salue l’engagement de nos partenaires et adresse une reconnaissance particulière à la Fondation Susan Thompson BUFFETT pour son appui déterminant au renforcement des services de santé sexuelle et reproductive en Afrique».
Pour ce dernier, la mortalité maternelle et néonatale demeure une tragédie silencieuse dans son pays. «En 2015, le ratio de mortalité maternelle atteignait 890 décès pour 100.000 naissances vivantes et la mortalité néonatale 48 pour 1.000. Dès mon accession à la Magistrature suprême de l’Etat en 2016, j’ai fait de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent une priorité nationale», a-t-il rappelé.
A cet effet, dix (10) domaines d’impulsion présidentielle ont été définis pour accélérer la couverture sanitaire universelle, avec un accent sur le développement du capital humain, l’autonomisation des femmes et la santé sexuelle et reproductive.
Dans le cadre du Plan National de Développement Sanitaire 2022-2026, un dossier d’investissement a été lancé dès 2019 pour réduire la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile.
«J’ai également institué la gratuité ciblée des soins au profit des femmes enceintes et allaitantes, des enfants de zéro à 5 ans et des survivantes de violences basées sur le genre», a ajouté le Chef de l’Etat centrafricain.
Parallèlement, poursuit-il, des réformes ont été engagées, notamment dans les domaines de la vaccination, de la lutte contre le VIH/SIDA, de la réglementation pharmaceutique et de la déclaration obligatoire des décès maternels et périnatals.
Des avancées concrètes ont été réalisées, à la grande satisfaction de nos populations. «En décembre 2024, j’ai déclaré la mortalité maternelle urgence nationale et réaffirmé l’objectif d’en réduire les deux tiers d’ici 2030».
Selon lui, les principales causes identifiées demeurent les avortements à risque, les hémorragies du post-partum, les infections et les complications hypertensives, aggravées par le poids des maladies transmissibles et non transmissibles telles que le paludisme, le VIH/SIDA et la tuberculose.
Ces efforts commencent à produire des résultats encourageants : augmentation sensible des accouchements assistés, forte progression des consultations des enfants de moins de cinq ans ; baisse du ratio de mortalité maternelle à 692 pour 100.000 naissances vivantes en 2024, recul de la fécondité adolescente et diminution significative de la mortalité infanto-juvénile. «Notre initiative présidentielle vise désormais à accélérer la mise à l’échelle d’interventions à travers la digitalisation du suivi prénatal, l’usage des technologies pour l’alerte précoce, une approche intégrée centrée sur le cycle de vie et une stratégie nationale de financement destinée à accroître les ressources domestiques et l’efficience des dépenses de santé.
L’élimination des décès maternels et néonatals évitables requiert une approche holistique et multisectorielle. «Dans un contexte international marqué par des tensions et un recul de la solidarité, la solidarité africaine et une gouvernance sanitaire mondiale plus équitable sont plus que jamais nécessaires».
Enfin, il a souligné que la République Centrafricaine demeure pleinement engagée autour de priorités claires : «financement durable de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’adolescent, mise à l’échelle des interventions à fort impact, accès universel aux services complets de santé sexuelle et reproductive, renforcement du système de santé et des mécanismes de référence et de contre-référence et redevabilité fondée sur les données et les résultats.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
