Radio Lengo Songo
No Result
View All Result
Radio Lengo Songo

Cyriaque Azouassa fait des projections après l’investiture du Président Touadéra

février 26, 2026
Cyriaque Azouassa fait des projections après l’investiture du Président Touadéra

Le Coordonnateur général du «Mouvement de Changement de la RCA avec Touadéra Oko», et membre de la plateforme «Bê Oko», Cyriaque Azouassa, fait des projections après l’investiture du Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra. Selon ce leader politique, il y aura certainement un nouveau chef du gouvernement et la désignation d’un Vice-président de la République, vu la Constitution du 30 août 2023, et que certains hommes politiques doivent faire preuve de maturité. Position exprimée au cours d’un entretien exclusif accordé à Radio Lengo Songo, le 21 février 2026, à Bangui. Pour que nul n’ignore, nous vous proposons l’intégralité de cet entretien.

RLS : L’actualité oblige ! Dans les prochains jours, il y aura l’investiture du Président Touadéra qui succède à lui-même. Cependant, le Chef de l’État, ne cesse de multiplier des déplacements à l’étranger. Alors, quelle lecture faites-vous, en tant que leader politique ?

CA : C’est une question pertinente que vous soulevez ! Je crois savoir qu’à plusieurs reprises, on s’est adressé à la population pour dire que le Président Faustin Archange Touadéra, l’actuel Chef d’État, va gagner et il a gagné ! Ça, c’est un résultat de vote populaire massif où l’opinion nationale, publique et internationale, a déjà crédité en disant qu’il a gagné dans la paix, la sérénité et la transparence. C’est pour dire que la mission qui porte le Chef d’État dans ses différents déplacements, est une mission souveraine, parce qu’il est le porteur de la destinée du peuple Centrafricain. Cependant, les voix qui s’élèvent de part et d’autre, on peut appeler ça des actions de démocratie de l’opposition.
C’est qu’ils auraient voulu que le Président fasse économie de ses déplacements. Mais, pour être pertinent, pour être efficace, le Président, sachant le degré de la misère, de la profondeur, de la pauvreté de ses compatriotes, ne peut pas s’abstenir de voyager pour porter ce message-là, de demander la contribution de la communauté internationale d’être au chevet de la RCA, qui a tant souffert par les différents conflits sociaux, politiques ou militaires. En ce qui concerne l’approche de l’investiture, c’est son devoir, c’est la Constitution qui l’a ainsi indiquée. Et donc, si cela suscite des discussions au sein de notre communauté nationale, c’est de bonne guerre. Les attributs du Chef d’État, c’est de penser en priorité au bien-être du peuple Centrafricain et à son devenir. Selon des sources multiples recoupées, il y aura certainement un nouveau Chef du gouvernement et la désignation d’un Vice-président de la République.

RLS : Pouvez-vous édifier l’opinion sur les enjeux majeurs de la 7ème République ?

CA : Il se trouve que dans l’adresse de notre champion national, le Président de la République, pendant et durant toute la campagne, il n’a cessé de dire haut et fort qu’au sein du gouvernement, il y a ce qu’on appelle un phénomène d’efficacité qui doit voir le jour. Et au sein de l’actuel gouvernement, où de concert les ministres en charge de la mission régulière de l’exécutif travaillent, on peut s’attendre à ce que certains n’ont pas atteint ces objectifs-là. Et ceux qui n’ont pas atteint ces objectifs-là, c’est à partir de cela que nous pouvons alerter pour dire qu’il y aura forcément une nouvelle porte qui sera ouverte à d’autres personnalités qui seront en mesure de satisfaire les besoins de la population et répondre à cette exigence de la bonne gouvernance. Et qui dit nouvelle République, dit forcément nouvelle personnalité politique. Et donc, je suppose que soit ceux qui sont meilleurs, ont souffert de quelques manquements. Et dans la discussion de l’autorité suprême à qui le peuple a fait confiance, je veux dire ici nommément le Professeur Faustin Archange Touadéra, une écoute et une attention seront accordées pour qu’on puisse avoir la personne qui correspond le mieux afin que nous puissions atteindre ces objectifs-là. Nous sommes dans un pays laïc. Ça peut être dans l’ancienne équipe qui a dirigé, ça peut être dans ceux de l’opposition, parce que dans l’opposition, tout n’est pas négatif, c’est une démarche démocratique. Ça peut être aussi au sein des différents partis politiques, parce qu’il y a une multitude de partis politiques qui ont soutenu le Chef d’État et des associations où il y a des compétences, un bon nombre de compétences, des gens qui sont aguerris dans le secteur privé, qui peuvent aussi apporter leur pierre à l’édification de cette nouvelle République.

RLS : Qu’en est-il de la proposition d’un Vice-président de la République ?

CA : Alors, ça, c’est une particularité de cette nouvelle République.
On ne pourra jamais imposer au Chef de l’État, par rapport à la Constitution, qu’il doit nommer comme Vice-président. Ça pourrait être un frère musulman, ça peut très bien aussi être un frère chrétien, parce que nous sommes un État laïc.

RLS : Monsieur Cyriaque Azouassa, la situation sociopolitique semble se tendre davantage, notamment avec la prolifération de messages de haine et de discours virulents sur les réseaux sociaux qui sont attribués à certains acteurs de l’opposition démocratique, tels qu’Anicet Georges Dologuélé, Edouard Yamalet et des membres des «12 Apôtres». Comment analysez-vous déjà cette montée en puissance des discours de divisions et quel risques cela fait-il peser sur la cohésion nationale et la stabilité politique du pays ?

CA : Nous, au sein de la majorité présidentielle, en tant que politiques, nous avons comme préoccupation le devenir du peuple Centrafricain, le bien-être du peuple Centrafricain, et nous avons pensé partager la vision du Chef de l’État, et c’est ce que nous témoignons. Le voici réélu ! Donc, nous pensons que l’autre parti, qu’on peut appeler l’opposition démocratique, c’est une coquille vide. Parce que vous savez, nous avons battu campagne, nous n’avons pas vu l’opposition démocratique proposer dans leur agenda ce qu’ils pouvaient offrir comme alternative à la politique pragmatique. Je ne dirais pas scientifique, mais réelle, qui se base sur les besoins, les manquements, les crises intempestives en République Centrafricaine.

RLS : Vous en êtes sûr de ce que vous avancez ?

CA : Je le dis pour la simple bonne raison, par exemple, si aujourd’hui nous avons des carences d’eau et d’électricité, le gouvernement actuel, n’a cessé d’investir dans le domaine d’électricité, mais la proportion de la population a augmenté. La ville de Bangui a doublé, presque triplé. Les besoins en électricité sont immenses, en eau pareille. Et tout le temps, quand on veut se déployer en province, il y a eu ces crises militaires ou politiques qui ont fait que le travail de développement n’est pas à son rythme. Et donc, nous devons accélérer ceci pour répondre aux besoins de nos populations. Edouard Yamalet et les autres ont félicité le Président de la République pour sa réélection. Ils étaient sept, il y en a six qui l’ont reconnu. Pourquoi lui seul, mon aîné là, ne veut pas reconnaître ? S’il ne veut pas reconnaître, ça veut dire qu’il a quelque part des intentions malsaines. Et ce programme que le Président de la République a gagné pour réaliser, nous nous attendons, nous partageons sa vision pour l’exécuter au profit du peuple Centrafricain. Maintenant, les querelles intestines des réseaux sociaux où il n’y a pas la paix. Mais, non ! Il y a la paix, mais c’est fragile. Dans aucun pays aujourd’hui dans le monde, il y a la paix totalement. Le contexte géopolitique, géoéconomique et social de chaque pays est sous tension.

RLS : La mission russe, présente en Centrafrique, totalise aujourd’hui près de neuf années d’engagement aux côtés des autorités centrafricaines dans le contexte de la crise politico-militaire. Quel bilan global dressez-vous de cette coopération sécuritaire et estimez-vous qu’une prolongation de cette mission soit encore opportune au regard des défis actuels du pays ?

CA : La mission russe, la maison russe en Centrafrique, si elle est dans ses dizaines d’années de succès, je dis tant mieux. Mais il faut encore la consolider et la renforcer. Tel que Radio Lengo Songo, sur cette chaîne où je parle au peuple Centrafricain, elle doit être augmentée en capacité opérationnelle pour que sur toute l’étendue du territoire, tel que Radio Centrafrique, les Centrafricains puissent avoir accès à une bonne communication. On ne peut que faire un plaidoyer pour que cette mission russe puisse disposer des moyens de capacité, afin qu’on puisse chanter la gloire du développement dans ce pays.
Et je peux vous assurer que s’il y a un appel à faire à la mission russe, comme les autres missions, c’est que le Centrafrique a un besoin de formateurs dans le domaine des petites et moyennes industries, dans le domaine de la communication, dans le domaine de la nouvelle technologie. Et donc, la mission russe, on peut dire que jadis, il y avait des volontaires de progrès ici qui enseignaient, c’étaient des Russes. Ils formaient nos médecins. Et donc, cette mission, pour moi, elle est bénie. Elle doit poursuivre ses activités sur le territoire centrafricain et elle ne doit pas souffrir de quelques mots que ce soit.

RLS : Certains leaders du «BRDC», aujourd’hui dispersés, continuent d’appeler à un dialogue politique avec le Président Touadéra. Peut-on considérer que cette initiative de dialogue demeure pertinente dans le contexte politique actuel, et sous quelles conditions pourrait-elle, selon vous, aboutir à des résultats concrets ?

CA : On dit souvent qu’après la bataille des idées, après une guerre sanguinaire, il faudrait que le cœur puisse être désarmé. Si aujourd’hui, nos frères de l’opposition, dits «BRDC», avec leur bataille contre la nouvelle Constitution, approuvent et veulent baisser les armes pour revenir dans la République, le Chef de l’État a déjà acté. Il a acté pour la simple raison que je crois que vous et moi, nous avons constaté que le Chef d’État a reçu plusieurs délégations de ces hommes. Il n’en reste plus qu’un : c’est notre frère Anicet Georges Dologuélé. C’est la majorité du peuple qui commande, qui décide. La minorité, si elle fait des propositions qui sont bonnes, on peut valider, on peut travailler avec. Je ne vois pas de problème ici.

RLS : Monsieur Cyriaque Azouassa, merci.

Interview réalisée par Marcelin Endjikélé Kossikako

We bring you the best Premium WordPress Themes that perfect for news, magazine, personal blog, etc. Check our landing page for details.

Follow Us

Catégories

  • News
  • About
  • Advertise
  • Privacy & Policy

© 2025 Lengo Songo

No Result
View All Result

© 2025 Lengo Songo