Lors de sa traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse de samedi 28 février dernier, le Ministre Délégué, Conseiller en Communication et Porte-Parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème, est revenu sur la récente visite du Président Portugais, Marcelo Rebelo De Sousa en Centrafrique et a qualifié cette visite d’historique.
Selon lui, le Portugal et l’Espagne, ce sont deux pays qui connaissent très bien l’Oubangui-Chari, et ensuite la République Centrafricaine. A cette occasion, le Porte-Parole de la Présidence de la République a brossé également l’affaire belgo-portugais, Martin Joseph Figueira.
Pour le Albert Yaloké Mokpème, la visite du président Marcelo Rebelo de Sousa en Centrafrique, cadre avec la politique du président Touadéra qui a fait de la diplomatie, un levier pour le redressement et les investissements dans le pays.
Le Président Portugais, Marcelo Rebelo De Souza, est déjà venu un certain nombre de fois à Bangui, et il aime beaucoup la République. Il a plusieurs reprises invité le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, à se rendre au Portugal, mais l’agenda, à chaque fois, ne correspondait pas aux disponibilités du Chef de l’État.
Pour Albert Yaloké Mokpème, Martin Joseph Figuera, c’est quelqu’un qui est condamné aujourd’hui par la justice centrafricaine. «Je pense qu’il a 10 ans de peine de prison au cas où vous l’avez dans vos documents ou bien si vous avez compulsé le dossier concernant ce monsieur». Il est coupable d’actions de déstabilisation et de soutien aux groupes rebelles, aux groupes armés. La justice a établi les faits, la justice l’a condamnée. Mais, seulement nous sommes aussi un pays de droit. Je me rappelle, je le disais, il y a des Centrafricains aussi qui sont dans les prisons en Europe», a-t-il évoqué.
Selon le Porte-Parole de la République Centrafricaine, les prisons en Europe là-bas, «chez nous aussi, si vous enfreignez nos règles, vous enfreignez nos lois, et que vous, votre culpabilité est établie, vous faites des peines de prison. Ça aussi, c’est vrai, il arrive que des pays discutent entre eux pour savoir sous quelles conditions».
A en croire ce dernier, gracier un prisonnier ou l’extrader ou ainsi de suite, tout ça, c’est des choses qui se discutent. Mais, «je ne suis pas sûr que ce soit le principal point pour lequel Figuera doit figurer sur l’agenda du Président de la République Centrafricaine et du Président du Portugal. Je ne suis pas sûr que soit le principal point parce que vous êtes sans le savoir que le Portugal a des contingents au sein de la MINUSCA», a-t-il précisé.
La Rédaction
