Les Maisons des Jeunes et de la Culture de Centrafrique, qui devraient être es lieux de formation et de réinsertion de la jeunesse, font face à des difficultés pour assurer cette mission qui lui est assignée. Manque d’outils adéquats et de fréquentation par les jeunes sont autant des défis du quotidien de ces centres.
De 4ème, en passant par les 8ème 5ème et 3ème arrondissements de Bangui, le constat est identique. Manque d’outils adéquats, absence de la fréquentation de ces centres par les jeunes et les défis financiers, sont autant des difficultés que font face ces structures de la jeunesse centrafricaine. Malgré tout, elle continue d’offrir aux jeunes des cadres propices pour leurs réinsertions.
Arlette Beïna Seh, est la Directrice de la Maison des Jeunes du 8ème arrondissement de Bangui, «le Ministère se bat pour l’instant afin de trouver une solution à ces difficultés, qui ne peuvent être résolues d’un seul jour. Il faut les moyens et du temps aussi. Le Département a signé des accords avec les partenaires qui nous appuis dans la formation et l’épanouissement de la jeunesse», a-t-elle déclaré.
Armand Gnikoli,Directeur de la Maison des Jeunes de Fatima, appelle à l’aide. «Je sais que le Département est en train de se battre, mais les moyens posent problème. C’est ainsi que je demande aux partenaires, si ils aiment la jeunesse, qu’ils passent a la maison des jeunes de Fatima pour nous soutenir. Aux autorités locales, je me plein par rapport aux comportements déviants de la population qui transforment les locaux de la Maison des Jeunes en un dépotoir d’ordures. Parfois des gens défèquent à l’aire libre. La Maison des Jeunes, est un endroit sain, mais ici à Fatima, c’est le contraire», a-t-il regretté.
Les Maisons des Jeunes sont des cadres mis en place par le gouvernement pour accompagner la jeunesse par des conseils et des formations pour les démunis, afin de les réinsérer dans la vie active.
Malheureusement, plusieurs de ces structures éprouvent d’énormes difficultés pour répondre aux besoins de la jeunesse. A cela, s’ajoute la méconnaissance de certains parents sur l’impotence et le rôle que jouent ces Maisons des Jeunes, en empêchant ainsi leurs enfants à fréquenter ces centres de formation.
D’où nécessité de renforcer la capacité de ces Maisons des Jeunes dans l’intérêt supérieur de la Nation, car la population centrafricaine est constituée à majorité de jeunes.
Walter Hugues Pounebamblé
