Le Ministre Délégué, Conseiller en Communication et Porte-parole de la Présidence de la République, se dit confiant de différents contrôles effectués par des éléments des Forces de Défense et de Sécurité à Bangui et dans les villes de provinces.
Selon lui, ces opérations ne datent pas d’aujourd’hui. Cela est inscrit dans les lois centrafricaines depuis plusieurs années et le Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra est venu ressusciter à travers les ministères de la Défense et de la Sécurité Publique. Une réaction enregistrée à travers sont Porte-parole, Albert Yaloké Mokpème, au cours de sa traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse à Bangui, la semaine dernière.
Pour Albert Yaloké Mokpème, il y a des gens qui disent, mais oui, mais c’est un projet qui date. Un projet, il est beau, mais quand il est dans un tiroir pendant des années, ça ne sert à rien. Il faut bien quelqu’un pour le dépoussiérer et le mettre en œuvre. C’est ça le problème. «On voit quand même que ça marche», a-t-il présenté.
Aujourd’hui, «j’ai entendu, je ne sais pas si vous étiez au courant, qu’il y a eu des rafles à Gobongo. J’ai tout entendu là-dessus. Les choses ne se font pas par hasard. C’est qu’un pays fonctionne quand même avec le renseignement. Bon, quand les renseignements permettent de savoir qu’il y a des gens qui rentrent dans notre pays et qu’on ne connaît pas bien leur identité, il faudrait bien que la sécurité publique fasse son travail».
On sait que du côté de cette frontière ou de ce côté, il y a des gens qui rentrent. Il faudrait que la sécurité publique fasse son travail ! Il y a eu des contrôles. Et on sait que quand ce sont des gens qui rentrent fabuleusement comme ça, ce ne sont pas des enfants de chœur.
Travailler avec vigueur et taper du poing sur la table pour montrer qu’il existe des lois, il faudrait les respecter. «Tu es travailleur, tu dois avoir ta carte d’identité et ton bulletin d’impôt. Ça permet d’identifier les gens. Tu sois en règle avec l’administration. Et c’est comme ça que ça se passait. C’est quelque chose qui est perdu à cause de la fragilité de l’administration, à cause de la fragilité de l’État qui n’arrivait pas à faire son travail régalien. Il faudrait bien qu’on en arrive à ça. Le ministre de l’Intérieur, Michel Nassin, l’a évoqué une fois lors d’une réunion, on a fait ce qu’on appelle des contrôles d’identité. Ça a permis de faire traverser beaucoup de gens de l’autre côté».
A en croire le Porte-parole de la Présidence de la République, des pays comme le Cameroun, on favorise la dénonciation de ce type de personnes. Il ne faut pas céder à la panique avec tous ces gens qui disent «voilà, on fait n’importe quoi, on persécute la population». Mais, en réalité, l’Etat est en train de faire son travail régalien de la protection des civils et de la défense du territoire national.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
