Le Coordonnateur général du «Mouvement de Changement de la RCA avec Touadéra Oko» (MCTO), membre de la plateforme «Bê Ôko», Cyriaque Azouassa, réagit aux différentes opinions publiques actuelles, en ce qui concerne le changement, tel qu’annoncé dans la politique de rupture du Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra, à l’entrée de la 7ème République. Selon ce leader politique, c’est une préoccupation pertinente qui rejoint la position du Président Touadéra. Position exprimée au cours d’une interview exclusive accordé à Radio Lengo Songo, au courant de la semaine.
Selon lui, «bâtir une 7ème République, débarrassée de pratiques nuisibles à la bonne gouvernance». Il a évoqué notamment la nécessité d’écarter les «mains de sang», les «bras cassés» ou encore les «pollueurs» du système administratif et sécuritaire.
Pour ce dernier, cette ambition passe impérativement par une évaluation rigoureuse des institutions, en particulier dans les départements de souveraineté. «Il faut identifier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», a-t-il insisté. Tout en soulignant l’importance de disposer de Forces de Défense et de Sécurité professionnelles et exemplaires.
Le Coordonnateur du «MCTO», a été ferme sur la question des abus commis par certains éléments des forces armées. Il estime que tout militaire impliqué dans des actes de banditisme ou de braquage doit être interpellé et traduit devant une justice rigoureuse. «Si nous avons de bons soldats et de bons officiers, c’est une très bonne chose pour garantir la sécurité du peuple Centrafricain. Mais, ceux qui se rendent coupables de dérives, doivent répondre de leurs actes devant une justice de haut niveau», a-t-il déclaré.
Abordant le fonctionnement du système judiciaire, Cyriaque Azouassa, a plaidé pour une justice fondée sur la transparence, l’éthique et l’égalité de traitement. Il a dénoncé toute forme de «deux poids, deux mesures», appelant à une justice impartiale et crédible.
Il a également insisté sur la nécessité de confier les responsabilités à des profils compétents et expérimentés. «La justice exige rigueur, sérénité et expertise. On ne peut pas confier de telles fonctions à des personnes non qualifiées», a-t-il souhaité.
S’exprimant sur la responsabilité des dirigeants, ce leader d’opinion a adopté une position tranchée : tout responsable public mis en cause devrait, selon lui, faire preuve d’éthique en se retirant de ses fonctions. «On ne peut pas être au service du Peuple avec une moralité douteuse. Si un ministre est accusé, il devrait, par principe, démissionner le temps que la lumière soit faite», a-t-il affirmé, évoquant un impératif de crédibilité et de respect des institutions.
A travers cette prise de parole, Cyriaque Azouassa, a appelé à une mise en œuvre cohérente et rigoureuse de la politique de rupture annoncée par le Président Touadéra.
Pour lui, la réussite de la 7ème République dépendra de la capacité des institutions à incarner les valeurs de justice, de compétence et d’intégrité.
Marcelin Endjikélé Kossikako
