Le Ministre Délégué, Conseiller en Communication et Porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème, a coupé court aux fausses informations relayées ces derniers temps au sujet d’un prétendu «désaccord» avec la Fédération de Russie». Au cours d’une rencontre avec la presse la semaine dernière, le Porte-parole de la présidence de la RCA, a fait savoir que derrière cette désinformation, il y a ceux qui veulent déstabiliser le pays.
Alors que des rumeurs infondées circulent ces derniers jours sur une prétendue rupture entre la République Centrafricaine et ses alliés russes, le Porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème, a fermement démenti ces allégations.
Dans une déclaration sans amphibologie, il a qualifié de «pures inventions» les informations faisant état de divergences entre Bangui et les instructeurs militaires russes, ainsi que les montants faramineux qui circulent. «On a sorti une histoire comme quoi nos alliés russes allaient repartir, qu’ils réclamaient 900 milliards de FCFA à la RCA. On ne sait même pas où on est allé chercher ça. Ce sont des désinformations, répétées dans le seul but de créer la panique et de l’inquiétude au sein de notre peuple», a déclaré Albert Yaloké Mokpème.
Celui-ci a également rappelé que c’est grâce à la diversification de la coopération internationale, voulue par le Président Faustin Archange Touadéra, que le pays a pu retrouver la paix et renforcer ses capacités de défense. «Les instructeurs militaires russes ont formé nos jeunes recrues. Aujourd’hui, nos soldats sont plus efficaces sur le terrain et la peur a changé de camp. C’est une réalité que tout le monde connaît, mais qui dérange ceux qui veulent nous maintenir sous tutelle», a-t-il ajouté.
Les autorités centrafricaines rappellent que la diffusion de fausses informations, en particulier lorsqu’elle vise à nuire à la stabilité du pays ou à ses relations avec ses partenaires stratégiques, constitue un délit sévèrement réprimé par la loi.
Selon le Code Pénal Centrafricain, l’article 146 punit la diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique ou à jeter le discrédit sur les institutions de l’État, tandis que l’article 151 réprime les actes de désorganisation visant à porter atteinte à la défense nationale ou à compromettre la coopération avec les pays alliés.
Ces dispositions, rappellent les autorités, s’appliquent avec toute la rigueur nécessaire à une période où la sécurité reste une priorité. La justice centrafricaine se tient prête à poursuivre les auteurs de ces campagnes de déstabilisation.
Albert Yaloké Mokpème n’a pas hésité à pointer du doigt les commanditaires de ces attaques médiatiques à répétition.
Selon lui, ces manipulations s’inscrivent dans une tentative de certains anciens partenaires, historiquement impliqués dans l’instabilité du pays, de reprendre pied en RCA. «On connaît les rapports de force entre grandes puissances et petits pays comme la RCA. On nous a toujours imposé des manières de faire. Nos détracteurs, ceux qui ont été accusés par le passé de soutenir des coups d’État et des rébellions, sont aujourd’hui gênés par notre indépendance. Avec le retour de la France, ces derniers temps, ils rêvent de voir les Russes partir. Mais c’est un rêve, rien de plus», a-t-il martelé.
Mokpème a souligné que le récent déplacement du Ministre français des Affaires Etrangères à Bangui, deux ans après la signature d’une Feuille de Route entre la France et la RCA, a été utilisé par les détracteurs pour alimenter des «fantasmes» de remplacement des partenaires russes. «Rien de cela ne correspond à la réalité. Le président Touadéra a rencontré son homologue Vladimir Poutine à Moscou. Ils ont échangé non seulement sur la sécurité, mais aussi sur le renforcement de notre coopération dans tous les domaines. La RCA travaille avec de nombreux pays : la Chine, les États-Unis, les Émirats arabes unis, les pays européens… mais aucun ne cherche à imposer son diktat. Avec la Russie, nous avons construit un partenariat solide, respectueux de notre souveraineté. Et ce partenariat ne fait que se renforcer», a rétorqué le Porte-parole de la Présidence de la RCA.
Depuis plusieurs années, la coopération entre la RCA et la Fédération de Russie, a permis de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, de neutraliser les groupes armés et de former des Forces de Défense Nationales crédibles.
Cette dynamique, saluée par une grande partie de la population, est aujourd’hui la cible d’une campagne de déstabilisation médiatique. Les autorités centrafricaines appellent la population à la vigilance face aux rumeurs et réaffirment que toute tentative de nuire aux relations avec les alliés stratégiques sera traitée conformément à la loi. «La paix est trop chèrement acquise pour laisser quelques-uns, par des mensonges, tenter de nous la reprendre», a insisté Albert Yaloké Mokpème.
Loin des fantasmes colportés par ceux qui n’acceptent pas la souveraineté retrouvée de la RCA, le partenariat avec la Russie demeure un pilier de la sécurité et du développement du pays.
Le gouvernement centrafricain prévient : «la diffusion de fake news, notamment sur les relations avec les partenaires militaires, est un délit pénalement poursuivi». La volonté est claire, protéger les acquis de la paix et la coopération internationale librement consentie par le peuple centrafricain.
La Rédaction
