Au total, 95 anciens combattants issus des «3R» et UPC, prennent part à une session de formation, dans le cadre du processus de DDRR. La cérémonie du lancement officiel de cette formation, a eu lieu le vendredi 27 mars 2026, à l’Ecole Nationale de Police de PK10, à la sortie Nord de Bangui. Il s’agit exclusivement des anciens combattants qui optent pour les agents des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche.
Parmi ces 95 anciens combattants, on enregistre 50 éléments issus des «3R» et 45 éléments de l’UPC. Cette démarche vise à leur offrir de nouvelles perspectives professionnelles, tout en contribuant au renforcement de capacités nationales dans le domaine de la gestion forestière.
La cérémonie du lancement officiel de cette formation, s’est déroulée en présence des autorités locales et administratives, venues témoigner leur soutien à cette initiative, qui participe à la consolidation de la paix et à la stabilité du pays.
Le Directeur de Cabinet au ministère des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche,Brachka Wane-Yombo,a souligné l’importance de ce programme. Il a notamment mis en avant, le rôle clé de cette formation dans le processus de réintégration des ex-combattants, tout en insistant sur la nécessité de promouvoir une gestion durable des ressources forestières. «Il est question de rassembler les fils du pays autour de la chose publique. C’est dans ce cadre que les jeunes démobilisés des 3R et de l’UPC, ont été identifiés pour rejoindre le corps des eaux et forêts. Depuis le lundi 26 mars, ils ont été internés ici à l’École Nationale de Police pour recevoir les bases sur le plan disciplinaire ainsi que quelques modules pratiques en foresterie, avant de les préparer à intégrer ce corps», a-t-il expliqué.
Celui-ci n’a pas manqué d’adresse ses sincères remerciement au gouvernement et les partenaires d’avoir apportés leur soutien à la mise en application de cette formation. «C’est très important pour notre pays. Puisque nous sommes à l’ère de développement : nous avons besoin de tous les Centrafricains pour se tenir la main et soutenir les efforts du gouvernement. L’appui que nous avons, c’est d’abord celui du gouvernement, avec la volonté politique manifestée du Président de la République et celle du gouvernement, traduite dans les actions du ministre des Eaux et Forêts, notamment à travers la formation des jeunes. De toute façon, nous développons également des partenariats, et pour le moment, nous bénéficions de l’appui du gouvernement ainsi que des partenaires alliés russes», a-t-il ajouté.
À travers cette formation, les bénéficiaires seront outillés tant sur le plan disciplinaire que technique, afin de faciliter leur intégration future au sein du corps des eaux et forêts.
Cette initiative illustre la volonté des autorités de faire de la réinsertion, un levier essentiel pour la paix durable et le développement.
Vanessa Chancine Ndjendole
