La politique sanitaire de la République Centrafricaine, franchit une étape décisive. Au total, plus de 4 millions d’enfants ont bénéficié de soins gratuits, pendant la période du projet «REDISS IV», dans le programme d’amélioration de soins de qualité en Centrafrique. C’est pourquoi, l’Etat centrafricain, s’engage considérablement à renforcer la collaboration régionale et les capacités du système de santé à prévenir, détecter et répondre aux urgences sanitaires en République Centrafricaine. C’est ce qu’a fait savoir le Président Touadéra, le 24 mars 2026, lors du lancement officiel du programme de sécurité sanitaire dénommé «HeSP» dans la capitale centrafricaine, tout en traçant de nouvelles perspectives pour le système de santé national.
Au cœur de cette intervention, un chiffre retient particulièrement l’attention : plus de 4 millions d’enfants ont bénéficié de soins gratuits dans le cadre du projet «REDISS IV». Une performance qui témoigne de l’impact concret des politiques publiques en matière de santé, notamment en faveur des couches les plus vulnérables.
A cela s’ajoutent près de 1,7 million d’accouchements pris en charge, traduisant une amélioration notable de l’accès aux soins maternels. Le Chef de l’Etat a également souligné l’accompagnement apporté à de nombreuses femmes survivantes de violences basées sur le genre, désormais mieux prises en charge à travers des dispositifs adaptés.
Au-delà des chiffres, les investissements réalisés dans les infrastructures sanitaires constituent un autre pilier de ces avancées. Plusieurs maternités et blocs opératoires ont été réhabilités et équipés à travers le pays, contribuant à améliorer significativement la qualité des soins offerts aux populations.
Ces efforts participent à réduire les inégalités d’accès aux services de santé, notamment dans les zones les plus reculées, où les structures étaient jusque-là insuffisantes ou inadaptées.
Le projet «REDISS IV», a également permis de renforcer les capacités de surveillance et de riposte face aux épidémies. Selon le Président Touadéra, le pays dispose désormais de laboratoires modernisés dans plusieurs régions sanitaires, d’un réseau d’épidémiologistes de terrain mieux formé et de systèmes de surveillance plus performants. Ces dispositifs incluent également un contrôle accru aux points d’entrée du territoire, un élément crucial dans la prévention des crises sanitaires transfrontalières.
L’un des axes majeurs du programme «HESP» repose sur la digitalisation des données de santé. Pour les autorités centrafricaines, il ne s’agit plus seulement de renforcer les infrastructures physiques, mais aussi d’améliorer la gestion de l’information sanitaire. «La sécurité sanitaire de notre nation ne repose plus uniquement sur nos hôpitaux, mais aussi sur notre capacité à collecter et exploiter intelligemment les données de santé», a affirmé le Chef de l’Etat le Professeur Faustin Archange Touadéra. Cette transformation numérique vise à anticiper les crises, améliorer la qualité des soins et garantir une réponse rapide et coordonnée face aux menaces sanitaires.
Le programme «HeSP» s’inscrit également dans une dynamique de coopération régionale. L’objectif est de renforcer les synergies entre les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest afin de mieux prévenir, détecter et répondre aux urgences sanitaires.
Pour la République Centrafricaine, cette approche collaborative constitue un levier stratégique pour faire face aux défis sanitaires communs, dans un contexte marqué par la circulation accrue des maladies et les risques épidémiques.
A travers le lancement du programme «HeSP», les autorités centrafricaines réaffirment leur volonté de consolider les acquis du projet «REDISS IV» tout en poursuivant la modernisation du système de santé.
Les résultats obtenus, notamment en matière de soins gratuits pour les enfants et de prise en charge des femmes, illustrent une dynamique positive. Toutefois, les défis restent nombreux, notamment en ce qui concerne la pérennisation des financements, la formation du personnel et l’extension des services à l’ensemble du territoire.
Entre bilan encourageant et ambitions renouvelées, la République Centrafricaine entend désormais inscrire durablement la sécurité sanitaire au cœur de son développement.
Marcelin Endjikélé Kossikako
