Le Coordonnateur du «Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre», (MPAL) Socrate Gutenberg Taramboye, assisté des leaders de la jeunesse centrafricaine, invite l’Organisation des Nations Unies (ONU) à respecter sa résolution du 25 mars 2026 relative aux crimes de la traite négrière connus sur le continent Africain. Ce mouvement réclame également des réparations et des excuses officielles de la part des pays concernés. Une position exprimée à l’occasion d’un échange le mardi 31 mars 2026, avec les jeunes venus de différents arrondissements de Bangui, dans l’une des salles du Complexe Sportif Barthélemy Boganda. Objectif, outiller ces derniers sur la prouesse de leur lutte commune et aussi de le poursuivre afin d’avoir des vraies indépendances vis-à-vis des pays occidentaux.
Au total, quatre (4) discours ont émaillé cette rencontre de restitution de la lutte du «Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre» (MPAL), concernant la traite négrière avant des phases de questions-réponses.
Il s’agit premièrement de l’allocution d’ouverture du Coordonnateur du «Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre» (MPAL), Socrate Gutenberg Taramboye, qui a passé en revue les recommandations issues de sa participation au sommet de Accra au Ghana, tout expliquant la raison et le bien fondé de cet échange.
Pour celui-ci, «Nous avons décidé aujourd’hui de rassembler cette jeunesse de leur expliquer qu’est-ce que cette résolution dit. Et aussi, d’exiger à ce que cette résolution soit appliquée. Voilà, pourquoi on les a conviés aujourd’hui pour que la justice soit faite. Et que le monde entier sache qu’il y a une résolution qui a été prise, et que cette résolution a besoin obligatoirement d’être respectée», a-t-il fait savoir.
Il a poursuivi en soulignant que «c’est une victoire partielle. Parce que dans les années 1960, nous avons connu une panoplie d’indépendance. Mais, aujourd’hui, dans la réalité, ces indépendances ne sont rien d’autres que des fictions. Ce que nous demandons ce jour, c’est le respect des textes de cette résolution», a conclu Socrate Gutenberg Taramboye.
S’en est suivi de celui du Président du mouvement «Nouvelle Vision», Alvaro Mapouka, qui insiste sur une indépendance réelle des pays et que l’Organisation des Nations-Unies (ONU), doivent appliquer les textes de cette résolution pour que ceux qui sont mis en cause, doivent réparer leurs forfaits sur le sol Africain.
Quant à l’ancien Secrétaire Général de la jeunesse et candidat aux législatives dans le 5ème arrondissement de Bangui, Davy Yannick Andjida, il a souligné que le continent a trop souffert et qu’il continue de l’être. «C’est parce que, nos pays colonisateurs nous ont détruit», a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, il est temps que tous ceux qui ont causé ces torts doivent reconnaitre leurs actes et réparer en construisant la route, les hôpitaux et les écoles dans le pays. Et il a saisi le moment pour féliciter l’initiateur de la rencontre et les parties prenantes qui ont compris désormais le sens du panafricanisme.
Pour Norbert Pounaba, ancien Président des étudiants de l’Université de Bangui, et candidat malheureux aux élections législatives du 28 décembre 2025, il a, dans son mot de circonstance, salué le déploiement de la jeunesse à travers cet échange en disant que c’est une lutte commune pour les pays africains.
Il rappelle également que cette lutte a débuté il y a longtemps avec le feu Père-Fondateur, Barthélemy Boganda et d’autres présidents des pays Africains. Il demande par ailleurs, à tous les participants d’aimer leur pays en respectant les autorités et les texte du pays.
Régis Stéphane Banguima
