En République Centrafricaine, la communauté humanitaire, compte assister pour cette année 2026, 1,3 millions de Centrafricains, considérés comme étant en situation humanitaire d’urgence. En réponse aux besoins, 264,1 millions de dollars, seront mobilisés pour le plan de réponse 2026. Ce plan a été conjointement lancé par le Ministre chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale, Josiane Lina Bémaka-Soui et Mohamed Ag Ayoya, Coordonnateur humanitaire.
En cette année 2026, les besoins humanitaires demeurent encore importants. 2,3 millions, soit 35% de population affectée par des épidémies, les catastrophes et conflits se trouvent dans une vulnérabilité humanitaire. Cette situation souligne la persistance et l’ampleur des besoins humanitaires, malgré l’amélioration de la situation sécuritaire dans certaines régions.
Prenant la parole, le Coordonnateur humanitaire en Centrafrique, Mohamed Ag Ayoya, a réaffirmé l’engagement de son institution en appui au gouvernement. Pour lui, la communauté humanitaire, continue de répondre aux différentes situations d’urgence aux personnes les plus vulnérables, affecté par des épidémies, les catastrophes et le conflit. Cela permettra de jeter les bases qui sont capitalisés par d’autres acteurs dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National du Développement (PND).
Dans son message de circonstance, le Ministre chargé de l’Action Humanitaires, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale, Josiane Lina Bémaka-Soui, a souligné pour sa part que le paysage humanitaire de la République Centrafricaine, a considérablement évolué en raison de l’intensité des chocs humanitaires d’une part, l’amélioration de la situation sécuritaire et d’autre part et l’efficacité des efforts menés par le gouvernement appuyé par ses partenaires. «L’amélioration de la situation sécuritaire en Centrafrique, a favorisé le rapatriement volontaire des Centrafricains et le retour de personnes déplacées internes dans certaines régions et ces efforts se poursuivront en 2026. A l’intérieur du pays, avec l’appui des autorités locales, des sites pour abriter les quartiers des retournés ont été identifiés. Et les acteurs humanitaires en étroite collaboration avec le gouvernement appuyé actuellement les retournés à se réinstaller dans des zones déjà sécurisées par des FACA, leurs alliés Russes et les Rwandais», a précisé le membre du gouvernement.
Le Ministre Josiane Lina Bémaka-Soui a, par ailleurs, ajouté que pour cette 7ème République, la politique du gouvernement, vise non seulement à encourager les acteurs humanitaires de capitaliser leurs acquis réalisés dans des zones stables et sortir la population du cycle d’assistance humanitaire.
Le gouvernement, poursuit-elle, de son côté, a mis en place à travers le Plan Nationale de Développement (PND), des projets de développements, afin d’apporter des solutions durables pour mettre fin à la vulnérabilité des populations dans les besoins humanitaires à travers la relance de l’économie.
Pour l’année 2026, la communauté humanitaire a convenu d’une stratégie sur trois (03) objectifs stratégiques. Cette stratégie est adossée sur un certain nombre de principe pour s’assurer qu’elle se fait en respect de la dignité humaine.
L’exercice 2025, faut-il le rappeler, s’est déroulé dans un contexte particulier. Ceci grâce à la signature de l’Accord de Paix et de Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) le 06 février 2021 et celui de Ndjamena au Tchad, le 19 novembre 2025 entre le gouvernement et les groupes armées.
Carole Bycekoan
