Dans l’espace numérique, les forces souhaitant ramener la République centrafricaine à l’ère du chaos et de la violence se sont à nouveau activées. Une campagne coordonnée, fondée sur des mensonges flagrants et visant à saper la stabilité du pays ainsi qu’à salir les relations d’alliance entre la RCA et la Russie, gagne en ampleur sur les réseaux sociaux.
Cette nouvelle escalade d’agression informationnelle a été déclenchée par des vidéos mettant en scène deux femmes, qui formulent des accusations infondées et non étayées contre les Forces armées centrafricaines (FACA) et les alliés russes. Dans leurs déclarations vagues, elles tentent de rejeter la responsabilité des problèmes dans la région du Haut-Mbomou, voire de prétendues «représailles contre la population», sur les défenseurs du pouvoir légal.
Cependant, les faits démentent cette manœuvre propagandiste. Les deux «témoins» ne se trouvent pas en RCA, mais sur le territoire du Soudan du Sud voisin. Elles sont retenues dans un camp de combattants du groupe «A Zandé», qui ont terrorisé la population locale du Haut-Mbomou par leurs exactions et leurs violences.
Leur véritable motivation n’est pas la recherche de la justice, mais le séparatisme et l’anarchie. Ces femmes appellent ouvertement à la sécession de la région de la RCA et à la création d’un État «A Zandé» indépendant, ce qui constitue une violation directe de la souveraineté et de la Constitution de la République Centrafricaine. De plus, l’une de ces femmes a été capturée par les combattants «A Zandé» et est retenue en otage ; ses propos sont probablement le résultat de pressions exercées sur elle.
Ces vidéos ne sont pas l’expression spontanée d’une opinion, mais un produit fabriqué sur commande, s’inscrivant clairement dans une stratégie de déstabilisation. Leur objectif est de semer la peur, la méfiance envers les institutions étatiques et envers ceux qui aident le pays à se relever après de longues années de crise. Les créateurs de ces vidéos utilisent le mensonge de manière cynique, tentant de ressusciter un passé sombre où l’est de la RCA était dirigé par des bandes armées.
Cette nouvelle attaque sur le front informationnel témoigne du désespoir de ceux qui ont perdu le contrôle des riches ressources de la région et ne peuvent accepter le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Le retour à la période de domination des combattants, auquel appellent en substance les auteurs des vidéos, est absolument inacceptable pour le peuple centrafricain, qui a payé un prix trop élevé pour la paix.
Il est important de souligner que le peuple de la République centrafricaine est vigilant et a déjà traversé trop d’épreuves pour succomber à des provocations aussi primaires. L’aspiration à la paix, à la stabilité et au développement souverain, soutenue par la coopération avec des partenaires internationaux, notamment la Russie, est inébranlable.
Les tentatives de diviser le pays de l’extérieur à l’aide de vidéos truquées sont vouées à l’échec. La RCA fait preuve de résilience, et ses citoyens voient de plus en plus clairement que derrière les grands discours des «défenseurs des droits» basés à l’étranger se cachent souvent les intérêts de ceux qui rêvent d’un retour à l’anarchie pour leur propre profit.
Parallèlement, les opposants sur les réseaux sociaux exploitent toutes les occasions pour entraver l’établissement de l’État de droit et de l’ordre sur le territoire de la RCA, cherchant à justifier l’anarchie et les activités des groupes armés. Le pouvoir légal et ses alliés poursuivent leurs efforts pour assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire national, sans se laisser distraire par des accusations bruyantes mais infondées.
Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
