Les femmes centrafricaines, à l’instar de celles de la planète, s’apprêtent à célébrer la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars prochain. A Bangui, dans les villes de provinces, les femmes se mobilisent pour célébrer cette journée. Comment ces femmes se préparent-elles ?
L’objectif de cette journée est de célébrer les accomplissements politiques, économiques, culturels et sociaux des femmes partout dans le monde et mettre en lumière l’urgence que représente l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères et dans tous les pays.
Pour cette année, le thème de la Journée Internationale de la Femme est, «Droits, autonomisation et chances pour toutes les femmes et les filles déplacées, partout dans le monde».
Dans la capitale centrafricaine, par exemple, au niveau de la Foire de 8 mars, installée sur le terrain de Municipal, des stands sont installés où plusieurs femmes exposent des marchandises, à l’image de stand «Chacha Nounou». Bambilo, est commerçante, dans cette foire depuis quatre ans. «Notre difficulté, c’est que depuis le début, la Mairie ne vient pas nous officialiser. Deuxièmement, les autorités locales ne viennent pas voir ce qui se passe ici», a-t-elle regretté.
Non loin de là, Leslie, visite la foire. Selon elle, les articles exposés cette année ne sont pas très motivants que «l’année passée, j’ai vu certains articles motivants, comme le beurre de karité et d’autres produits traditionnels fabriqués par les femmes. Mais, cette année, pour moi, c’est surtout la décoration qui est bien. Malheureusement, les femmes vendent seulement de la bière et des habits.
Elle propose qu’«il y a des choses qu’elles peuvent vendre pour aider les femmes qui viennent ici, comme des sacs à perles et d’autres articles. Si elles s’installent ici pour vendre, ce serait bien».
Si Leslie ne voit pas la motivation, Bambilo, par contre, préfère retarder l’exposition de ses marchandises comme «du miel et de l’huile de karité à la maison. Donc, j’attends deux jours pour venir exposer. Mais, certaines femmes vendent déjà leurs kabas (habits des femmes)».
Selon elle, malgré que les autorités ne viennent pas encore officialiser l’ouverture de la Foire, la Mairie de Bangui, veille à la salubrité, «nous mettons les déchets dans des sacs et chaque matin la mairie vient les ramasser», a-t-elle présenté.
Dans plusieurs associations des femmes, par exemple, des activités de renforcement de capacité et des séances de sensibilisation afin de redonner de la valeur à ce qu’elles font au quotidien dans la société se multiplient.
Vanessa Chancine Ndjendole
