Le chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Robby Kongolo, a échangé mercredi avec les élèves du lycée d’État des Rapides, situé dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui. Cette initiative vise à renforcer le dialogue entre les élèves et leurs enseignants, après les tensions enregistrées l’année dernière au sein de l’établissement.
Pendant plus de trente minutes, les élèves ont exposé plusieurs préoccupations liées aux conditions d’apprentissage dans cet établissement public. Ils ont notamment plaidé pour l’amélioration des infrastructures scolaires, le manque d’enseignants, l’insuffisance des tables-bancs ainsi que la réhabilitation du laboratoire et de la bibliothèque. Jean Ristho, élève en classe de Terminale B, a insisté sur la nécessité de moderniser les équipements éducatifs.
« Nous demandons au gouvernement d’améliorer notre établissement, de construire de nouveaux bâtiments et de renforcer la bibliothèque afin de permettre aux élèves, notamment ceux des séries scientifiques, de mieux effectuer leurs recherches et travaux pratiques », a-t-il déclaré.
De son côté, Rode Nellya, élève en classe de Seconde C, a évoqué les difficultés auxquelles les élèves sont confrontés au quotidien.
« Nous avons besoin d’une clôture pour sécuriser l’établissement, de tables-bancs pour mieux suivre les cours, ainsi que davantage d’enseignants. Notre laboratoire n’est pas opérationnel et la création d’une bibliothèque reste une priorité », a-t-elle expliqué.
Réagissant aux différentes doléances, Robby Kongolo a assuré avoir pris bonne note des préoccupations soulevées par les élèves. Selon lui, cette rencontre vise avant tout à rétablir la confiance et favoriser une meilleure communication entre les autorités éducatives et les apprenants.
« Les élèves avaient besoin d’un interlocuteur capable de porter leur voix auprès des responsables de l’établissement et du gouvernement. Il est important qu’ils sentent que leurs préoccupations sont écoutées et prises en considération », a-t-il souligné.
Cette rencontre intervient après les incidents survenus l’année dernière entre certains élèves et enseignants du lycée, au cours desquels un élève avait été blessé. Les autorités espèrent désormais tourner cette page à travers le dialogue et l’amélioration progressive des conditions d’étude.
Vanessa Chancine Ndjendole
