La République centrafricaine célèbre ce lundi 11 mai la Journée nationale des victimes des conflits, instituée en 2015 à l’issue du Forum national de Bangui pour rendre hommage aux milliers de victimes des crises militaro-politiques qui ont secoué le pays.
Bien que la commémoration soit observée à la date officielle de ce 11 mai, les festivités prévues à cette occasion seront organisées en différé, selon des informations proches des organisateurs.
Cette journée de mémoire et de recueillement a été instaurée afin d’honorer les personnes tuées, blessées, déplacées ou traumatisées par les différents conflits armés en République centrafricaine. Elle constitue également un appel à la paix, à la réconciliation nationale et au vivre-ensemble.
À Bangui, plusieurs acteurs de la société civile estiment que cette journée demeure un moment important pour les familles des victimes, malgré le report des cérémonies officielles.
« Cette journée permet de rappeler les souffrances vécues par des milliers de Centrafricains. Les victimes ne doivent pas être oubliées », a déclaré un responsable associatif engagé dans la défense des droits humains.
Certaines victimes interrogées souhaitent également que cette commémoration soit accompagnée d’actions concrètes en matière d’assistance et de justice.
« Beaucoup de victimes continuent de vivre dans la précarité. Nous attendons plus d’accompagnement et de reconnaissance », a témoigné une femme déplacée vivant à Bangui.
Des responsables religieux et communautaires appellent de leur côté à renforcer les efforts de cohésion sociale afin d’éviter le retour des violences dans le pays.
Depuis son instauration en 2015, la Journée nationale des victimes des conflits est célébrée chaque année comme un symbole de mémoire collective et d’engagement en faveur de la paix durable en République centrafricaine.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
