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La Plateforme d’appui aux réformes du système pénitentiaire, en partenariat avec l’ONG Femmes, Dignité et Liberté (FEDIL), a organisé, vendredi 15 mai 2026 à Bangui, une séance de restitution de la mission effectuée à La Haye par la 5e promotion des ambassadeurs de la Cour pénale internationale (CPI). L’activité s’est tenue dans la salle de conférence du complexe sportif Barthélémy Boganda, en présence des associations de victimes et des leaders communautaires des différents arrondissements de la capitale.
Cette rencontre visait à informer les organisations de la société civile et les communautés sur le mandat et le fonctionnement de la CPI, mais également sur le mécanisme du Fonds au profit des victimes, ainsi que sur les modalités de participation des victimes aux procédures judiciaires et aux éventuelles réparations.
Prenant la parole, Chantal Solange Touabéna, ambassadrice de justice et coordonnatrice de FEDIL, est revenue sur les objectifs de cette mission effectuée du 5 au 10 mars 2026 à La Haye.
« Nous avons effectué cette mission pour nous imprégner du fonctionnement de la CPI. Aujourd’hui, il est question de restituer au niveau national les connaissances acquises. Le rôle des ambassadeurs de justice est de relayer les bonnes informations auprès de la population », a-t-elle expliqué.
Selon elle, de nombreuses incompréhensions persistent encore autour de la question des réparations accordées aux victimes.
« Beaucoup pensent que toutes les victimes recevront une réparation financière. Or, ce n’est pas exactement le cas. Tant que les auteurs présumés ne sont pas jugés et condamnés, il ne peut y avoir de réparation », a précisé Chantal Solange Touabéna.
Elle a également rappelé que la CPI intervient dans plusieurs pays et que les réparations peuvent prendre différentes formes, notamment des projets communautaires ou des appuis ciblés aux victimes les plus vulnérables à travers le Fonds au profit des victimes.
« Il existe un fonds destiné à accompagner certaines victimes particulièrement vulnérables. Mais c’est un long processus qui demande de la patience », a-t-elle souligné.
Pour conclure, l’ambassadrice de justice a salué l’implication de la République centrafricaine dans ce programme, affirmant que le pays demeure le seul bénéficiaire du projet des ambassadeurs de justice, financé par le Royaume-Uni.
Elle a par ailleurs rappelé que cette 5e promotion est composée de 13 membres issus des médias, de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR) ainsi que de la société civile.
Auric De Jean Jovice Ouakara
