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Interview exclusive du Ministre d’État Évariste Ngamana

mai 23, 2026
Interview exclusive du Ministre d’État Évariste Ngamana

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Quelques jours après sa nomination dans le premier gouvernement de la 7e République, le Ministre d’État en charge de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Évariste Ngamana s’est engagé à travailler d’arrache-pied pour le renforcement des capacités de l’ensemble du personnel de son Département et à doter les médias de matériels modernes. Il l’a fait savoir, ce samedi 23 mai 2026, lors d’une interview accordée sur Radio Lengo Songo. Ci-dessous, l’intégralité de l’interview du Ministre d’État Ngamana.

Radio Lengo Songo (RLS) : Quelles sont vos impressions face à la confiance que vous ont accordée le Président de la République et le Premier ministre, depuis votre travail au Parlement jusqu’à votre nomination au sein du Gouvernement ?

Évariste Ngamana (EN) : D’abord, je voudrais profiter de votre micro pour remercier le Seigneur qui a bien voulu que je puisse accéder à ce niveau de responsabilité et remercier surtout les plus hautes autorités. Le message est le même, notamment pour le Président de la République, le Premier ministre, le Chef du gouvernement, pour cette confiance qu’ils ont placée en ma modeste personne, afin de pouvoir diriger ce Département qui n’est pas des moindres. Donc, aujourd’hui, l’impression que j’ai, c’est une impression de satisfaction quant à la mission qui m’est confiée par les plus hautes autorités et je m’engage à la remplir avec toute mon énergie, avec toutes les compétences que Dieu m’a données pour servir loyalement les autorités et servir mon pays, la République centrafricaine.

RLS : Quels sont, selon vous, les principaux problèmes dans le domaine de la communication et de l’information que vous jugez les plus importants ?

EN : Il est aujourd’hui prématuré de pouvoir identifier les problèmes et définir les priorités. Mais, je pense pour ma part que les problèmes sont connus. Les problèmes sont d’abord d’ordre matériel, parce qu’aujourd’hui, on n’est pas censé ignorer que la communication évolue en fonction de la nouvelle technologie. Et d’autres défis, ce sont les questions de formation du personnel, de renforcement des capacités. Et tout cela ne pourra être réellement formalisé que quand je prendrai fonction et on va essayer de faire l’état des lieux pour voir les problèmes qui se posent réellement à ce Département et pouvoir définir les priorités. Et cela dépendra aussi, si vous le permettez, de la feuille de route qui sera définie par le Premier ministre, Chef du gouvernement, afin que nous puissions les mettre en musique.

RLS : Quels objectifs et quelles missions vous fixez-vous comme prioritaires à ce nouveau poste ?

EN : Comme je venais de le dire tantôt, ces objectifs et ces priorités dépendront de la feuille de route qui sera mise à la disposition de chaque Département sectoriel, notamment en ce qui concerne la communication. Nous attendons d’abord la présentation de la politique générale du Premier ministre, Chef du gouvernement, devant le Parlement. Une fois que cela est fait, chaque Département aura une mission bien définie, à travers une feuille de route que le Premier ministre va mettre en place et qui nous permettra de la décliner en activités. Mais, je pense que la priorité aujourd’hui, c’est d’informer sans déformer la population, de communiquer sur les actions du gouvernement et de vendre l’image de notre pays auprès des partenaires et investisseurs qui peuvent venir en République centrafricaine.

RLS : Vous êtes connu comme une figure influente du mouvement présidentiel. Comment comptez-vous structurer la communication entre le Gouvernement et la société ?

EN : Je vous remercie et effectivement, comme vous venez de le relever, ce n’est pas aujourd’hui que j’assume ce rôle dans le domaine de la communication. Déjà, au niveau du parti politique MCU, ça fait pratiquement une dizaine d’années que je suis le Porte-parole du parti et, à chaque fois que nous organisons des congrès et autres, je préside la commission communication. Pour les dernières échéances, j’ai été désigné par le Président de la République, le Chef de l’État, le professeur Faustin-Archange Touadéra, comme son porte-parole.

Aujourd’hui, mon rôle, c’est de défendre la vision du Président, les actions du gouvernement et les réalisations, de les présenter à la population et aussi de tenir compte, mais aussi d’être à l’écoute de la population pour pouvoir remonter les informations au niveau du gouvernement.

RLS : La RCA continue de faire face à de sérieux défis. Comment le nouveau Gouvernement entend-il lutter contre la propagation de la désinformation et des fausses nouvelles susceptibles d’attiser les conflits intercommunautaires et interreligieux ?

EN : Effectivement, aujourd’hui, la désinformation, surtout à travers les réseaux sociaux, est devenue virale. Et nous devons, dans le cadre des priorités qui nous seront assignées, nous employer à travailler, effectivement, à éradiquer ce fléau, notamment à travers la sensibilisation des personnels des médias, de la presse, et aussi à travers la conscientisation de la population, pour que l’information qui doit être mise à la disposition de la population soit bien traitée, recoupée, vérifiée, pour que ce soit la véracité des faits qui soit présentée à la population.

RLS : Comment le nouveau Ministère soutiendra-t-il le développement des médias publics et privés, et quelles mesures concrètes le Gouvernement prendra-t-il pour développer l’économie et les infrastructures numériques en RCA ?

EN : Il faut noter que les médias font partie de ce qu’on appelle le quatrième pouvoir. Et nous ne sommes pas sans savoir que c’est grâce aux médias que la population est informée, que les actions du gouvernement sont relayées. Et le Président a toujours fait de ce secteur-là sa priorité. J’en veux pour preuve que, chaque année, à l’occasion de la Journée internationale de la presse, il organise un déjeuner avec la presse où il présente sa vision. Il répond aux préoccupations du personnel du secteur et aussi, il les exhorte à pouvoir être de bons messagers, c’est-à-dire à relayer des informations qui soient en mesure de présenter positivement notre pays. Parce que, la plupart du temps, les informations qui remontent ou qui sont diffusées au nom de notre pays le présentent de manière négative. Donc aujourd’hui, la priorité ne sera rien d’autre que celle qui sera contenue dans le programme d’action du gouvernement et dans la mission qui me sera assignée.

RLS : À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Président de la République a organisé un déjeuner de presse à l’intention des professionnels des médias. Au cours de l’événement, le Chef de l’État a officiellement demandé au Gouvernement d’entretenir une collaboration étroite avec la presse afin de redorer son image dans son rôle de quatrième pouvoir. Comment avez-vous perçu cet appel du Président Touadéra ? Et comment envisagez-vous le mécanisme de collaboration entre le Gouvernement et les médias centrafricains et internationaux ?

EN : Effectivement, cet appel arrive à point nommé parce que, la plupart du temps, nous avons l’impression qu’il y a une sorte de dissonance ou bien une sorte de séparation rigide entre le pouvoir public et les médias, alors que ce sont des instruments dont l’État peut se servir pour pouvoir véritablement communiquer. Et aujourd’hui, l’appel du Président arrive à point nommé parce que nous sommes en entame de la 7e République et nous avons intérêt à travailler en synergie pour permettre à notre pays de toujours maintenir la stabilité qu’il est en train de connaître et aussi permettre le développement de notre pays.

De manière concrète, je pense qu’il faut rapprocher les deux camps à travers, peut-être, des sessions, des ateliers, des sessions d’information. Et aussi faire en sorte qu’il y ait une sorte de renforcement de capacités, que le gouvernement puisse soutenir le monde des médias, à travers des subventions, à travers des possibilités de formation, que ce soit ici, au niveau du pays, ou à l’extérieur, afin de renforcer les capacités du personnel et permettre aux professionnels des médias d’accomplir véritablement leur mission.

RLS : Monsieur le Ministre d’État Évariste Ngamana, la rédaction de Radio Lengo Songo, par ma voix, vous dit merci.

EN : C’est à moi de vous remercier, Monsieur le journaliste.

Propos recueillis par Régis Stéphane BANGUIMA

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