Le Comité National de Pilotage de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en République Centrafricaine (CNP-ITIE-RCA), sous la présidence du Ministre Coordonnateur National de l’ITIE-RCA, Robert Moïdokana, a tenu une session extraordinaire du 28 au 29 mai 2026 à Bangui. Cette rencontre a réuni les représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile autour d’un objectif commun : «Examiner les rapports cumulés de l’ITIE-RCA couvrant les années 2020, 2021, 2023 et 2024».
Deux jours durant, les membres du Comité National de Pilotage, ont analysé les conclusions et recommandations formulées par l’administrateur indépendant chargé d’élaboration de ces rapports. L’exercice a visé les leçons qui vont être tirées nécessairement pour améliorer la gouvernance des ressources naturelles et préparer la prochaine validation de la République Centrafricaine au sein du processus ITIE, prévu pour le 2 février 2028.
A l’issue des travaux, Jean-Jacques Urbain Mathamalé, Président du Collège de la Société Civile au sein du Comité National de Pilotage, n’a pas manqué de saluer les avancées enregistrées depuis la réintégration de la République Centrafricaine dans l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.
Selon lui, cette session a permis aux différentes parties prenantes d’évaluer objectivement les performances du pays et les efforts restant à fournir pour répondre aux exigences internationales en matière de transparence.
Les échanges ont également mis en lumière plusieurs défis persistants dans les secteurs minier et forestier. Les participants ont notamment relevé des insuffisances liées à la gouvernance, au cadre juridique et à la communication institutionnelle.
Parmi les recommandations formulées, figure le renforcement de l’arsenal juridique afin d’assurer une meilleure application des textes en vigueur et une gestion plus efficace des ressources extractives.
Pour conduire son analyse, l’administrateur indépendant s’est appuyé sur plusieurs textes de référence, notamment le Code forestier, le Code minier et le Code général des impôts. Cette démarche a permis d’identifier aussi bien les progrès réalisés que les lacunes nécessitant des mesures correctives.
L’un des principaux acquis de cette session extraordinaire demeure le consensus dégagé entre les trois collèges composant le Comité National de Pilotage. Les représentants de l’Etat, du secteur privé et de la société civile ont unanimement reconnu les faiblesses relevées dans les rapports et exprimé leur volonté d’accompagner les réformes destinées à améliorer la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif.
A travers cette rencontre, les acteurs de l’ITIE-RCA réaffirment leur engagement en faveur de la bonne gouvernance des ressources naturelles et de la consolidation des mécanismes de transparence en République Centrafricaine.
Toutefois, un constat a marqué cette session, malgré leur présence aux travaux, la plupart des femmes participantes ont décliné les sollicitations des médias et n’ont pas souhaité s’exprimer au micro de la presse sur les conclusions des assises.
Marcelin Endjikélé Kossikako
