Les membres du bureau exécutif du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), ont échangé avec les cadres intellectuels musulmans de Centrafrique et les sympathisants, le dimanche 7 juin 2026 à Bangui. L’objectif est de faire le bilan à mi-parcours du bureau exécutif, mis en place depuis le 30 décembre 2025, et présenter les grands défis.
Ils étaient nombreux, ces intellectuels musulmans composés d’hommes et femmes ainsi que les sympathisants, à répondre présent à ce grand rendez-vous d’échange et de partage, avec le bureau exécutif du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique.
Dans son mot de circonstance, le Président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, Imam Abdoulaye Ouasselegué, a exhorté ses pairs à plus de solidarité, afin de permettre au bureau d’exercer conformément, selon la lettre de mission qui lui ai assignée. «Comme vous le savez, le bureau du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique, a été mis en place depuis le 30 décembre 2025, et nous avons travaillé. Il est temps que nous fassions ce qu’on appelle le bilan à mi-parcours avec les cadres intellectuels et les sympathisants et leur présenter les défis. C’est une occasion pour nous de recueillir les propositions, suggestions et aussi les critiques, afin d’améliorer notre travail et d’avancer dans la bonne direction. C’est aussi l’occasion pour nous de présenter, malgré les difficultés, que nous ne sommes pas restés bras croisés. On a travaillé et nous voulons votre accompagnement, qui se traduit par des soutiens multiformes», a-t-il évoqué.
Selon les participants, il est important que le bureau fonctionne normalement et trouve un local digne de ce nom pour représenter la communauté. De ce fait, des fortes recommandations ont été formulées, entre autres, «Le CSISCA est une et indivisible, et doit avoir un siège pour l’organisation et les moyens pour le fonctionnement de l’organisation».
De cette recommandation forte, l’idée de la mise en place d’un mécanisme dans les jours à venir, afin de mobiliser les ressources nécessaires y est évoqué dans ce sens.
Ces participants n’ont pas hésité de présenter leur déception vis-à-vis des agitateurs en contradiction avec les textes de base de cette organisation. Selon l’article 101 de Statut et Règlement Intérieur du CSISCA dispose «En temps normal, le membres de tout organisation du CSISCA dont le mandat serait arrivé à l’expiration sont déchu de tous leurs droit, titres et prérogatives. Les décision prise par eux dans ce cas sont nulles et de nul effet, sauf cas de force majeure…».
L’article 73 a ajouté qu’«En cas de vacances de poste à la présidence du CSISCA pour les motifs cités à l’Article 64 alinéa 1, et 2 ci-dessous, le Conseil d’Administration convoque une Assemblée Générale Extraordinaire pour y pourvoir». Or, ce n’est pas le cas. Le Conseil d’Administration qui, est garant des textes, ignore son rôle. Ce qui a occasionné un vide juridique.
Cette rencontre du genre, est fortement appréciée par les participants qui, selon eux, n’est pas la première, ni la dernière pour permettre de comprendre les enjeux de l’heure.
Walter Hugues Pounebamblé
