L’audience s’est tenue dans la salle d’audience de la CPS à Bangui, en présence des parties civiles, des avocats de la défense et de trois des quatre accusés. Seul François Bozizé Yangouvonda est absent. L’ancien chef de l’État sera jugé par contumace.
Lors de la lecture de l’Ordonnance de Renvoi par le Greffier en Chef, plusieurs chefs d’accusation ont été rappelés. Les prévenus sont, notamment poursuivis pour des faits de tortures, de traitements inhumains, de privation grave de liberté physique, d’actes inhumains ainsi que de disparitions forcées de personnes. Les faits auraient été commis à Bangui, Bouar et Bossembélé.
Prenant la parole au nom de la partie civile, Me Samuel Dangassa, a insisté sur la nécessité que justice soit rendue aux nombreuses victimes concernées par cette affaire. Selon lui, ce procès représente une étape importante dans la lutte contre l’impunité en République Centrafricaine.
Du côté de la défense, Me Édith Douzima, Avocate de François Bozizé Yangouvonda, a estimé que seuls les débats permettront d’établir avec précision les responsabilités de chacun des accusés et de déterminer la véracité des faits qui leur sont reprochés.
Après les premières formalités d’usage, la Cour a décidé de suspendre les débats. L’audience reprendra le jeudi 18 juin 2026 pour la suite de l’examen de cette affaire très attendue par les victimes et l’opinion publique centrafricaine, ainsi que des organisations internationales qui militent pour les droits de l’Homme.
Elie-Guy-Igor Lakouetene/Suzy Benida Wenzoulé



