Le Coordonnateur intérimaire du Projet de Gouvernance Numérique du Secteur Public (PGNSP), Alexis Guénéngafo, a présidé le mardi 16 juin 2026, à Bangui une réunion consacrée à la révision du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026. Cette rencontre marque la dernière ligne droite d’un projet stratégique destiné à moderniser l’administration publique centrafricaine grâce aux outils numériques.
Cette rencontre stratégique a permis d’évaluer les activités réalisées au cours du premier semestre de l’année et d’identifier celles qui nécessitent une accélération afin d’atteindre les objectifs fixés avant la fin du projet.
Lancé pour une durée de quatre ans, le PGNSP totalise aujourd’hui près de trois ans et demi d’exécution. Selon Enoc Gauthias, responsable de la gouvernance technologique au sein du projet, cette réunion vise à déterminer les activités prioritaires pouvant être menées à terme au cours des six derniers mois restants. «Dans l’ensemble des activités retenues dans le PTBA 2026, il s’agit d’identifier celles dont le processus peut être accéléré afin de garantir leur réalisation avant la clôture du projet», a-t-il expliqué.
Parmi les chantiers jugés prioritaires, figurent le renforcement de la connectivité des administrations publiques, le déploiement de la plateforme de gestion des ressources humaines, qui sera interconnectée avec celle de la paie, ainsi que la mise en œuvre du système de cadastre minier.
Ces initiatives s’inscrivent dans la vision du gouvernement centrafricain de moderniser l’administration publique à travers la transformation numérique, en améliorant la qualité des services offerts aux citoyens et en renforçant l’efficacité de la gestion publique.
Sur le plan financier, le PGNSP dispose d’un financement initial de 35 millions de dollars américains, auquel s’est ajouté un financement complémentaire de 6,4millions de dollars destiné au secteur minier. Le budget global du projet s’élève ainsi à 41 millions de dollars.
Toutefois, le taux de décaissement actuel avoisine les 59% du financement total. Pour Enoc Gauthias, ce niveau d’exécution financière traduit des avancées notables, même si certains obstacles continuent de ralentir la mise en œuvre de certaines activités. «Ce taux montre que des efforts importants sont consentis, mais plusieurs facteurs bloquants expliquent que nous n’ayons pas encore franchi le seuil des 60%», a-t-il souligné.
A mesure que l’échéance approche, les responsables du PGNSP affichent leur volonté de redoubler d’efforts afin de finaliser les actions en cours et de consolider les acquis d’un projet considéré comme un levier majeur de la modernisation de l’administration centrafricaine.
Avec cette ultime phase d’accélération, le Projet de Gouvernance Numérique du Secteur Public ambitionne de laisser des infrastructures et des outils durables au service d’une administration plus performante, transparente et connectée aux besoins des citoyens.
Marcelin Endjikélé Kossikako
