La rentrée judiciaire, marquant l’année 2026-2027, est officiellement lancée le vendredi 19 juin 2026, par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, lors d’une audience solennelle à Bangui. La cérémonie y relative a eu lieu à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, en présence de plusieurs autorités de marque, le corps judiciaire, ainsi que des diplomates accrédités en République Centrafricaine.
Cette rentrée judiciaire marque non seulement le lancement des activités des cours et tribunaux, mais offre également l’occasion aux différents acteurs judicaires de dresser le bilan de leurs activités ainsi que d’exposer leurs perspectives d’avenir.
Dans son intervention, le Premier Magistrat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, interpelle le corps judiciaire de travailler, tout en respectant la charte déontologique de leur métier.
Au total, quatre discours, dont celui du Procureur Général près la Cour de Cassation, du Président de la Sous-Section Finance et Travaux Public, par le Conseil d’Etat, le premier Président de la Cour des Cassation et celui du Président de la République, ont ponctué cette cérémonie solennelle de l’ouverture de l’année judiciaire de l’année en cours.
Dans son réquisitoire, Flammarion Goba, le Procureur Général a, dans un premier temps, passé en revue les différentes activités réalisées par le corps judicaire de l’année écoulée et les perspectives, avant d’adresser deux messages au Chef de l’Etat. Le premier, est la protection de chaque Citoyen Centrafricain, selon son engagement. Et le second, est aussi son engagement le bien fonctionnement du corps judiciaire.
Pour le Président de la Sous-section Finance, Georges-Jean Michel Anibie, a plaidé auprès du Premier Président de la 7ème République sur le rôle et l’importance du Conseil d’Etat.
Quant à Enock Emmanuel Sanzé, premier Président de la Cour de Cassation, exhorte le Président Touadéra, a félicité le locataire du Palais de la Renaissance, pour sa brillante élection à la Magistrature Suprême de l’Etat, tout en saluant son engagement en faveur de la justice du pays.
Prenant la parole, le numéro Un Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra, annonce une rupture au passé et souhaite avoir une justice équitable.
Selon lui, «la rentrée judicaire nous offre l’opportunité, de réfléchir ensemble sur les principaux défis et perspectives liées au renforcement de l’offre et de l’accès un service public de justice de qualité. La rupture constitutionnelle que le Peuple Centrafricain a souverainement validée, nous impose de rebâtir nos institutions sur le socle de la vérité et du droit», a soulevé le Président Touadéra.
Le Chef de l’Etat, a ajouté que «la 7ème République ne peut pas et ne sera pas une continuité des anciennes pratiques. Pendant trop longtemps, notre appareil judiciaire a souffert, du manque de moyens, mais aussi, il faut le dire avec courage de tard interne qui ont erroné la confiance de nos concitoyens», a-t-il souligné.
En concluant ces propos, le Président Touadéra a énoncé que l’ère qui s’est ouverte, exige une transformation radicale. La justice doit cesser, d’être perçue comme un outil de protection des puissants, pour devenir le bouclier des faibles et le censeur des dérives.
Régis Stéphane Banguima
