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Pott Madéndama-Enzia : «Les rébellions en RCA sont alimentées, financées par des puissances étrangères»

juillet 4, 2026
Pott Madéndama-Enzia : «Les rébellions en RCA sont alimentées, financées par des puissances étrangères»

SG

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La plateforme de la société civile «Azimut Vivre Ensemble en Paix», par l’entremise de son Coordonnateur national, Pott Madéndama-Enzia, brise le silence, pour condamner avec beaucoup de fermeté et vigueur, l’assassinat d’un prêtre catholique le 29 juin 2026 à Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou par des hommes armés, puis l’attaque de la ville d’Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga le 30 juin 2026. Dans une interview exclusive accordée à Radio Lengo Songo le vendredi 03 juillet 2026, le Coordonnateur national de «Azimut Vivre Ensemble en Paix», met en garde ces ennemis de la paix, et invite le gouvernement à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces incursions sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Nous vous proposons l’intégralité de son entretien avec Auric De Jean Jovice Ouakara.   

RLS : Pott Madéndama-Enzia, bonjour !

PME : Bonjour, Monsieur le Journaliste !

RLS : Vous êtes le Coordonnateur de la plateforme de la société civile «Azimut Vive Ensemble en Paix», le 29 juin dernier, un abbé a été tué à Zémio et des bandits armés ont attaqué la localité d’Am-Dafock. En votre qualité de leader de la société civile, comment réagissez-vous à cela ?

PME : Comme vous le savez, «Azimut du Vivre Ensemble en Paix», est une association qui œuvre pour la paix et la cohésion sociale en RCA. L’assassinat du défunt prêtre à Zémio, est un acte condamnable que nous déplorons. Et également, nous demandons aux parties en conflit dans cette zone, c’est-à-dire, les «A Zandé», nous les appelons à la retenue afin que de tels actes ne puissent plus se reproduire. Parce que chaque sang versé d’un Centrafricain, remet en cause leurs revendications. S’il se dit une organisation qui œuvre pour le bien des Centrafricains, qu’ils renoncent au conflit armé à la violence et aller vers la paix et négocier avec le gouvernement. Et quant à ce qui s’est passé à Am-Dafock, ça c’est une violation de notre territoire national. Parce que les images et les informations que nous avons eues, des Centrafricains ou des Centrafricains-binationaux, ont recruté des terroristes étrangers. C’est-à-dire, des Soudanais et Tchadiens, pour venir attaquer la ville d’Am-Dafock et piller les biens, torturer la population et violer les femmes. Ils ont tout emporté de l’autre côté de la frontière. Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités, tant sur le plan militaire que juridique, contre cet acte et qu’il essaye de voir avec nos pays voisins les mesures adéquates qu’ils doivent mettre en place pour que plus jamais ce genre d’intrusion ne puisse se répéter. Force est de constater que ce qui s’est passé dans cette localité, nous avons eu la voix dissidente d’un certain groupe de rebelles que je ne peux pas, appeler ces guerriers généraux, mais des bandits armés qui disent qu’ils ne sont pas d’accord parce que ceux qui leur fournissent les armes ont fourni une partie de leurs groupes et ceux qui sont de nationalité centrafricaine, n’ont pas eu des armes pour tout ce qu’ils ont revendiqué depuis toujours. Ce qui démontre à suffisance que les rébellions en RCA sont alimentées, financées par des puissances étrangères et contre la Nation. Ce n’est pas pour des revendications politiques, mais c’est pour des faits géopolitiques, pour maintenir le pays dans le chaos, afin que ceux qui pillent l’Afrique, depuis le temps de nos ancêtres, continuent de piller l’Afrique.

RLS : Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, certains des mercenaires venus sur ordre de Nourredine Adam, se plaignent de ce qu’ils ne sont pas bien traités par leurs leaders. Avez-vous également vu cette vidéo ?

PME : Cette vidéo circule sur les réseaux sociaux. J’ai vu, j’ai relu ça plusieurs fois. Et dans les déclarations de Monsieur Mansour, Monsieur Ali, Monsieur Adam et Monsieur Tago, également les chefs rebelles, ils ont montré déjà le visage de cette rébellion. Ils ont déjà montré à l’opinion nationale et internationale qu’ils sont financés par des gens qui leur donnent des armes et également des tenues pour attaquer. Mais, nous savons que les Centrafricains ne fabriquent pas les armes. Les Centrafricains ne fabriquent pas les tenues. Ce qui veut dire que ce sont des puissances étrangères qui sont derrière ces mouvements hostiles à la paix en RCA. C’est pourquoi nous appelons ces chefs rebelles de renoncer à leur entreprise meurtrière, et revenir dans la République. Parce que tout compte fait, comme eux-mêmes, ils l’ont dit, ce qui s’est passé à Am-Dafock, n’est pas dans leur plan. Ce qui veut dire que depuis toujours, ils ont été manipulés. Ils ont été utilisés à des fins qui ne représentent en rien l’intérêt des Centrafricains. Donc, il faudrait que ça s’arrête comme ils l’ont dit. J’ai entendu des voix discordantes sur les réseaux sociaux qui disent que les FACA et leurs alliés ont pillé. Mais, dans cette vidéo, les chefs rebelles ont même témoigné que ce qui s’est passé à Am-Dafock. C’est du pillage, de viols, de tortures à l’égard de la population civile et qu’eux-mêmes, ils ne sont pas d’accord. Parce que ça ne fait pas partie de leur vision en tant que Centrafricains. Il faudrait que le gouvernement saisisse cette opportunité, ce témoignage, cet aveu pour avancer sur le plan diplomatique que juridique pour que ces histoires de rébellion puissent s’arrêter.

RLS : Certaines sources attestent que cette attaque a été commanditée par des puissances occidentales. Pensez-vous que cela pourrait être vrai ?

PME : Oui ! Nous suivons depuis un moment, les mouvements de Monsieur Nourredine Adam qui est le chef de ce mouvement rebelle, qui est le commanditaire en chef de cette attaque sur la ville d’Am-Dafock. Il a fait des mouvements en France, bien qu’il ait recherché par la communauté internationale. Des vidéos circulent où des journalistes dénoncent son arrivée en France. Il a été reçu. Il a rencontré des opposants politiques centrafricains en France et également, il fait des mouvements vers les pays voisins. Ce qui veut dire que les puissances étrangères sont derrière ce mouvement rebelle.

RLS : Sur d’autres cieux, quand il y a l’attaque à l’exemple d’Am-Dafock, toutes les forces vives de la nation, s’unissent pour condamner. Chez nous, il y a certains hommes politiques véreux et criminels en col blanc, qui imputent la responsabilité au gouvernement et au régime. Comment analysez-vous cela ? PME : Tous ceux qui se disent aujourd’hui opposants politiques en RCA, sont des chefs rebelles ! La preuve en est qu’ils sont derrière les mouvements des libérateurs avec l’ex-président Bozizé. Ils ont été encore dans la Séléka avec ce mouvement qui continue de faire souffrir le Centrafrique depuis 2009-2010 jusqu’à maintenant. Donc, ce sont des rebelles en col blanc. Ils sont ici, ils se disent opposants politiques, mais eux, ils n’aiment pas la Nation. D’autres sont des hommes d’affaires. Ils préfèrent le chaos pour, peut-être que les titres d’assurance qu’ils ont, que les gens souscrivent à leur entreprise d’assurance puissent être revus ou du genre renouvelé, ou que les ONG puissent revenir afin qu’ils fassent de l’argent. Ces opposants ne se préoccupent pas des intérêts des Centrafricains. Donc, je ne vois pas d’opposants en RCA ! Je ne vois que des bandits démagogues qui sont là prêts à utiliser des faits pareils pour faire entendre leur voix. Il n’y a pas quelqu’un qui s’est élevé pour défendre valablement la Nation. Parce que quand le pays est attaqué, tout le monde doit avoir une et seule position. C’est-à-dire, défendre la Patrie et le reste on gère. Mais, à ce moment où des Centrafricains ont péri, des familles sont en deuil, quelqu’un se lève pour dire que c’est le gouvernement, parce que lui-même, était un premier ministre, il n’a pu rien faire. Monsieur Martin Ziguélé, depuis toujours, après sa malédiction par l’ancien Président Patassé, il continue d’errer. Donc, lui, on ne tient pas compte de lui.Nous demandons au gouvernement de continuer le travail qu’il a commencé afin de sécuriser les Centrafricains.

RLS : Votre message de fin à l’endroit des Centrafricains…

PME : J’appelle mes frères et sœurs Centrafricains au calme et d’être vigilants, de remonter toute information ou tout comportement suspect aux services adéquats. C’est-à-dire, les autorités compétentes pour veiller sur notre sécurité. Et je demande aux Centrafricains de faire confiance à notre armée, de faire confiance au gouvernement et à son actionnaire, le Président Faustin Archange Touadéra.

RLS : Pott Madéndama-Enzia, je rappelle à nos auteurs que vous êtes le Coordonnateur Nationale de la plateforme de la société civile «Azimut Vivre Ensemble en Paix», Radio Lengo Songo, par ma voix, vous dit merci.

Interview réalisée par Auric De Jean Jovice Ouakara

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