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Depuis plusieurs jours déjà, à Bangui, s’approvisionner en carburant, est devenu un véritable parcours de combattant. Les automobilistes, les conducteurs de motos et plusieurs usagers, dans une queue interminable, passent de fois, plusieurs heures devant les stations-services dans l’espoir de faire le plein. Certaines stations-services, restent fermées, tandis que d’autres, ne sont approvisionnées qu’en quantité limitée, suscitant de frustrations.
Cette situation est largement observée ces derniers temps dans la capitale Bangui et ses environs, et cela perturbe les activités socio-économiques du pays. Les conséquences se font déjà sentir sur le coût de la vie et surtout du panier de la ménagère.
Face à la rareté du carburant, plusieurs transporteurs ont revu à la hausse, les tarifs des courses, invoquant le temps perdu dans les files d’attente et les difficultés d’approvisionnement.
Pour les usagers, ces augmentations alourdissent davantage les dépenses quotidiennes et compliquent les déplacements à travers la ville. Malgré cette situation qui affecte des milliers de Banguissois, aucune communication officielle n’a, jusque-là, été faite par le gouvernement pour expliquer les causes de cette nouvelle crise ou annoncer des mesures conservatoires destinées à rétablir un approvisionnement normal.
Ce silence alimente les interrogations et l’inquiétude de la population, qui attend des réponses face à une pénurie devenue récurrente.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
