SG
FR
Les audiences de la première Session Criminelle de l’année 2026, qui se sont ouvertes le 03 août dernier, se poursuivent à la Cour de Cassation de Bangui. Au total, 30 dossiers sont inscrits au rôle durant un mois. La journée du mardi 04 août dernier, est consacrée à l’affaire Ministère Public et Feïgouto Augustin contre Aladoum Jimmy Gaël, un Adjudant des FACA, habitant le quartier Boy-Rabe, dans le 4ème arrondissement de Bangui, poursuivi pour coups et blessures ayant entrainé la mort de sa conjointe Felema Moetena Diegue Laure, Sergent de l’armée et pharmacienne à l’hôpital de Camp Fidel Obrou.
Une audience avec beaucoup de suspense entre le bâtonnier des Avocats Maitre Jean-Louis Opalegna, Avocat de l’accusé et Maitre Madoukou de la partie civile. Après trois heures de débats contradictoires, le Parquet Général, représenté par Donatien Maïssemo, a requis 20 ans d’emprisonnement ferme avec 142.236.000 FCFA à titre de dommages et intérêts.
Après suspension, le Président de l’audience, Bonaventure Gaveaux a donné la sentence. «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré conformément à la Loi, avec le concours de jurés, statuant publiquement contradictoirement à l’égard des parties. En matière criminelle avec le concours des jurés et en dernière ressort, et à la majorité des voix. Sur la culpabilité, déclare l’accusé Aladoum Jimmy Gaël coupable des coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort, prévus et punis par l’Article 70 du Code Pénal. En répression, lui accorde des circonstances atténuantes, en application de l’Article 50 du Code Pénal. En conséquence, lui condamne à 10 ans d’emprisonnement. Sur l’action civile, reçoit Feïgouto Augustin en sa constitution de partie civile, condamne l’accusé à lui servir la somme de 10 millions de Francs à titre de dommages et intérêts, condamne l’accusé aux entiers dépends. Dit et Jugé ! Les parties disposent de trois jours pour se pourvoir en cassation, si la décision ne les plait pas», a-t-il déclaré.
Pour le Conseil de l’accusé, Maitre Jean-Louis Opalegna, cette sentence n’est pas du tout satisfaisante, et promet si possible de pourvoir en cassation. «J’ai suivi comme tout le monde la sentence qui vient d’être donnée par la Cour. A ce que je sache, j’ai demandé à la Cour de descendre au-delà de 2 à 10 ans de peine à mon client. Si la Cour a donné 10 ans, ce qu’elle est restée dans le maximum de la peine qui est prévue par l’Article 50 du Code Pénal qui parle des circonstances atténuantes. Mais, seulement le montant de dommages et intérêts me parais très élever conformément aux préjudices a réparé, qui est un élément moral à réparer. Je vais voir avec ma consœur et le concours de l’accuser, si on peut pourvoir en cassation», a-t-il soulevé.
Pour la journée du 05 août, les dossiers inscrits au rôle, sont l’affaire Ministère Public et Makama Koue Jean Bernard, contre Dewara Prince Sévérin, et l’affaire Ministère Public et Motebo Evrard, contre Ouambeti Aimé Césaire, tous poursuivis pour viol.
Walter Hugues Pounebamblé
