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Il s’agit des sentences de la Cour Criminelle lors des audiences de la 17ème journée. Au rôle de la journée du mardi 25 août 2026, sont inscrites deux affaires. La première est celle du ministère public et Massaba Charles, contre Kolaga Jean, poursuivi pour meurtre et la seconde est celle du ministère public et Wilibozoumna Lacka Kenock Dieu Beni, contre le nommé Wilibozoumna Japhet, poursuivi pour viol sur mineure de 6 ans.
Âgé d’une cinquantaine d’années, l’accusé Kolaga Jean, commerçant et cultivateur, habitant le 9ème arrondissement de Bangui, célibataire et père de 8 enfants et 18 petits-fils, a donné un coup mortel à sieur Tomania Guy, instituteur adjoint de son état.
Durant les auditions de fond, l’accusé a regretté l’acte qu’il a commis. Cependant, le ministère public, représenté par le 2ème Avocat général, Éric Arnaud Tandjio, a requis 10 ans de travaux forcés. Pendant le délibéré, le président de l’audience, le Magistrat Mathieu Nana-Bibi, a confirmé la proposition du ministère public. «La Cour, au nom du peuple Centrafricain, après en avoir délibéré conformément à la loi. Avec le concours des jurés et à la majorité des voix. Statuant publiquement, contradictoirement à l’égard de l’accusé et de la partie civile, Massamba Charles en matière criminelle et en dernier ressort. Sur la culpabilité, déclare l’accusé Kolaga Jean, coupable de coups mortels, conformément aux dispositions de l’article 70 du Code pénal. En répression, le condamne à 10 ans de travaux forcés. Sur les intérêts civils, Monsieur Massamba Charles les reçoit dans sa constitution de partie civile et les déclare fondé. Condamne l’accusé à lui verser la somme de 5 millions de Francs à titre de dommages et intérêts, et le condamne aux intérêts de retard. Dit et jugé, les parties ont trois jours pour pourvoir en cassation, si la décision ne leur plaît pas».
Dans l’autre affaire, l’accusé Wilibozoumna Japhet, poursuivi pour viol sur mineure de 6 ans, écope de 15 ans de travaux forcés. «La Cour, au nom du Peuple Centrafricain, après en avoir délibéré conformément à la loi. Avec le concours des jurés et à la majorité des voix. Statuant à huis clos, contradictoirement à l’égard de l’accusé et de l’AFJC en matière criminelle et en dernier ressort. Sur la culpabilité, déclare l’accusé Wilibozoumna coupable du crime de viol sur mineure de 6 ans, en violation des dispositions de l’article 87 du Code pénal. Il lui accorde des circonstances atténuantes et le condamne à 15 ans de travaux forcés. Sur la constitution de partie civile reçue, l’AFJC, dans sa constitution de partie civile, condamne Wilibozoumna à lui verser 1 Franc symbolique. La Cour prend acte de ce que Wilibozoumna, Dieu merci, ne réclame pas d’intérêts civils, et le condamne aux entiers déponds. Dit et jugé, les parties ont trois jours pour pourvoir en cassation, si la décision ne leur plaît pas».
La Rédaction
