SG
FR
Le Gouvernement centrafricain veut redynamiser ses relations avec le secteur privé. Le Ministre d’État chargé à la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Dr Evariste Ngamana, a annoncé ce vendredi 04 septembre 2026 à Bangui la relance du dialogue public-privé, une initiative placée sous l’impulsion du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra.
L’objectif affiché est de mieux prendre en compte les préoccupations des opérateurs économiques et créer un environnement plus favorable à l’investissement et au développement des entreprises.
Pour concrétiser cette nouvelle dynamique, cinq groupes de travail thématiques seront mis en place. Ils auront notamment pour mission d’identifier les obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneurs, de renforcer la coordination entre les institutions publiques et de proposer des réformes adaptées aux réalités du secteur privé.
Les travaux porteront principalement sur cinq domaines jugés essentiels pour améliorer l’environnement économique.
Il s’agit notamment de l’amélioration du climat des affaires et de la formalisation du secteur privé, du financement bancaire des entreprises, de l’accès des PME aux marchés publics, de la fiscalité et de l’environnement économique, ainsi que de la formation continue et du renforcement des capacités des acteurs publics et privés.
Pour le Ministre d’État Évariste Ngamana, la consolidation de l’économie centrafricaine passe nécessairement par une meilleure complémentarité entre l’État et le secteur privé.
« Le Gouvernement entend ainsi poursuivre les réformes destinées à mettre en place un cadre juridique et institutionnel plus favorable à l’entrepreneuriat, à l’investissement et à la création d’emplois ».
Autre enjeu majeur, l’accès des entreprises au financement. Le Gouvernement met notamment en avant la mise en place du fonds de garantie, présenté comme un mécanisme destiné à faciliter l’accès des opérateurs économiques aux financements et à soutenir leurs activités.
Mais pour les autorités, l’amélioration du climat des affaires ne peut pas se limiter aux seules questions administratives et financières.
Elle passe également par le développement des infrastructures, notamment les routes et l’énergie, indispensables à la compétitivité des entreprises et à la circulation des biens et des personnes.
Dans cette perspective, les infrastructures structurantes, à l’image du corridor 13, sont présentées comme des leviers susceptibles de renforcer les échanges commerciaux, de stimuler l’activité économique et de créer de nouvelles opportunités pour les populations. Avec cette relance du dialogue public-privé, l’enjeu sera désormais de transformer les échanges en actions concrètes.
Le Gouvernement affiche ainsi sa volonté de mieux identifier les difficultés du secteur privé, d’écouter davantage les entrepreneurs, d’améliorer la coordination institutionnelle et de traduire leurs préoccupations en mesures et réformes.
Cette nouvelle dynamique intervient alors que la Centrafrique cherche à renforcer son attractivité économique et à créer les conditions nécessaires à une croissance plus inclusive, portée à la fois par l’action publique et par le dynamisme du secteur privé.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
