Abandon de troupe en opération, refus d’obéissance, insubordination et manquements aux obligations militaires, plusieurs officiers des Forces armées centrafricaines (FACA) font l’objet de sanctions disciplinaires. Par une série de décrets signés le 18 septembre 2026, le président de la République, Faustin Archange Touadéra, prononce des rétrogradations à différents grades.
Le ton se durcit au sein des Forces armées centrafricaines. Alors que l’armée poursuit sa montée en puissance, le haut commandement entend rappeler à ses éléments les exigences de discipline, d’obéissance et de respect des obligations militaires. Plusieurs officiers sont ainsi sanctionnés pour des faits qualifiés de manquements graves à leurs devoirs.
Parmi les officiers concernés, le lieutenant-colonel José Wilfried Mahelengamo est rétrogradé au grade de commandant. Les motifs avancés sont notamment l’abandon de troupe en opération, le refus d’obéissance ainsi que l’utilisation commerciale d’un véhicule de service.
Le capitaine Gauthias Nambokinena est, quant à lui, ramené au grade de lieutenant pour insubordination, atteinte au renom de l’armée et ivresse en zone opérationnelle.
De son côté, le lieutenant Eliezer Prier Dahan est rétrogradé au grade de sous-lieutenant. Il lui est reproché d’avoir refusé d’exécuter une mission commandée et de ne pas avoir pris part au départ d’une opération.
Le corps médical militaire n’échappe pas à ces mesures disciplinaires. Dix officiers médecins sont rétrogradés au grade d’adjudant-chef pour avoir refusé de suivre un stage de perfectionnement prescrit par le haut commandement, une formation présentée comme nécessaire à la régularisation de leur grade.
Les officiers concernés sont les lieutenants Bienvenu Lavou-Dibere, Urbain Péguy Bamba, Joas Emmanuel Yama, Armel Charlemagne Magalet, Gilgamesh Golet-Koundahma, Closel Zurich Gbandagba, Zel. Diarradjamil, Prince Ponphil Kouayoumoui Namgbe, Bercy Ledoux Asténas Namdanga et Bilax Miguel Nzibila Ezomegue.
Une autre sanction concerne le sous-lieutenant Abdon Régis SENDALI, rétrogradé au grade d’adjudant-chef pour manquement à l’obligation de réserve dans ses expressions écrite et orale.
À travers ces décisions, les autorités militaires rappellent l’importance du respect de la hiérarchie, de l’exécution des ordres et des obligations liées au statut militaire.
Ces sanctions interviennent dans un contexte où les FACA poursuivent leur renforcement opérationnel. Elles traduisent la volonté du haut commandement de faire respecter les règles de discipline au sein des rangs, quels que soient le grade et la fonction des militaires concernés.
Pour l’institution militaire, la discipline demeure un principe fondamental du fonctionnement des forces armées et un élément essentiel de leur efficacité opérationnelle.
Elie-Guy-Igor Lakouetene
