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Les activités génératrices de revenus sont devenues une source de subsistance pour plusieurs Banguissois. Chaque matin, au bord des routes, les femmes et jeunes hommes, occupent les abords des voies publiques afin de chercher de quoi subvenir aux besoins de leur famille.
Chaque matin à Bangui, au bord des routes, de nombreuses personnes s’adonnent au commerce ambulant. Pour certaines mères de famille, ces activités leur permettent notamment de payer la scolarité de leurs enfants. C’est l’exemple de Merline, mère de 6 enfants et vendeuse d’arachide.
« J’ai fait beaucoup d’années dans ce commerce. Et j’ai eu six (6) enfants. J’ai beaucoup bénéficié, parce que je suis abandonné par le père de mes enfants et c’est avec ce commerce, je paie leur scolarité, le loyer et je les prends en charge aussi. » A-t-elle affirmé
Si certaines femmes contribuent afin de soutenir financièrement leur foyer, certains jeunes garçons, se lancent également dans de petit commerce pour préparer leur rentrée scolaire et reprendre le chemin des classes. Francis, est élève en classe de Terminale A au Collège de proximité de Gobongo. Ce dernier vend les fournitures scolaires.
« Je suis admis en classe de Terminale cette année. C’est depuis les vacances que je fais ce commerce. Grâce à ce commerce, j’ai payé mes habits et chaussures pour reprendre les cours. » souligne-t-il
Il y a lieu de relever que ces vendeurs ambulants se sont confrontés de fois à plusieurs difficultés. Emmanuella, vendeuse de bananes, présente quelques-unes de ses difficultés.
« Avant, on achetait les bananes à 10 Francs CFA, voire 5 Francs CFA. Maintenant, les commerçantes nous vendent les bananes chères. Au marché Pétévo, souvent on achetait les bananes 3 à 100 FCFA ou 200 F CFA. Et si on revend 1 à 50 FCFA, nos clients ne veulent pas. Ils disent qu’il y a beaucoup de bananes. Et pourtant nous achetons chères. » A-t-elle déploré
Toutefois, elle lance un appel à certaines femmes qui ne pratiquent aucune activité génératrice de revenus de se lancer dans de petits commerces.
« A toutes les femmes, ne croiser pas les bras. Ce n’est pas à l’homme de tout faire pour nous. Il faut exercer de petits commerces, afin de résoudre certains problèmes que nos parents font face. »
Les activités génératrices de revenus, contribuent énormément au circuit économique centrafricain. Cependant, la hausse des prix des articles sur le marché, constitue un défi majeur pour le développement de ces activités.
Christelle Melvina Ganazoui
