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Les attaques répétées contre le personnel humanitaire et les opérations d’assistance sur l’axe Zémio-Djéma, dans le Haut-Mbomou, font craindre une interruption de l’aide destinée à des milliers de personnes vulnérables. Environ 20 000 personnes pourraient être privées d’une assistance humanitaire essentielle si les contraintes d’accès persistent.
À Bangui, la coordination humanitaire tire la sonnette d’alarme face à la dégradation des conditions d’accès aux populations dans le sud-est de la République centrafricaine. Dans un communiqué publié le 29 septembre 2026, le coordonnateur condamne fermement les attaques enregistrées les 17 et 21 septembre contre le personnel et les opérations humanitaires sur l’axe Zémio-Djéma, dans la préfecture du Haut-Mbomou.
Ces incidents compromettent directement l’acheminement de l’aide aux populations affectées. Selon les acteurs humanitaires, la poursuite des contraintes d’accès pourrait priver environ 20 000 personnes, notamment les communautés les plus vulnérables vivant le long des axes Zémio-Djéma et Zémio-Mboki, d’une assistance dont elles dépendent pour répondre à leurs besoins essentiels.
Face à cette situation, une condamnation ferme est exprimée contre ces attaques, considérées comme une violation du droit international humanitaire. Les parties au conflit sont appelées à respecter et à protéger les civils ainsi que le personnel humanitaire.
Les acteurs concernés demandent également la mise en place de conditions permettant un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux populations dans le besoin. Ils appellent, par ailleurs, à la cessation immédiate de toute forme de taxation illégale et d’ingérence dans les opérations humanitaires.
« L’assistance humanitaire ne peut être fournie que lorsque les acteurs humanitaires disposent d’un accès libre et sans entrave aux populations affectées », soulignent les acteurs humanitaires.
Dans le Haut-Mbomou, où certaines communautés restent fortement dépendantes de l’aide humanitaire, les restrictions d’accès pourraient avoir des conséquences importantes sur les populations les plus vulnérables.
Les acteurs humanitaires exhortent ainsi toutes les parties à respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire et à garantir la sécurité des équipes intervenant sur le terrain.
L’enjeu est désormais de permettre aux organisations humanitaires de reprendre et de maintenir leurs opérations afin que les populations de Zémio, Djéma et Mboki puissent continuer à recevoir l’assistance dont elles ont besoin.
Rédaction
