Initialement prévues le 25 octobre 2026, les élections résiduelles des scrutins généraux et locaux n’auront finalement pas lieu à cette date. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) invoque des contraintes financières et opérationnelles qui ne permettent plus de tenir le calendrier initial.
Dans un communiqué publié ce vendredi 9 octobre 2026, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) informe l’opinion nationale et internationale que les conditions nécessaires à l’organisation des élections résiduelles à cette date ne sont pas réunies.
Selon l’institution électorale, le principal obstacle demeure le non-décaissement, à ce jour, du budget nécessaire à l’organisation des scrutins. Cette situation empêche notamment l’ANE d’engager certaines dépenses indispensables à la poursuite des préparatifs électoraux.
L’institution cite notamment la contractualisation avec les fournisseurs chargés de l’impression des bulletins de vote et des autres documents électoraux, mais également le déploiement des équipes et des moyens logistiques sur le terrain.
L’ANE rappelle que l’organisation d’une élection repose sur un chronogramme précis, composé de plusieurs opérations successives dont les délais ne peuvent être réduits indéfiniment.
Au regard du niveau actuel des préparatifs et du temps restant avant le 25 octobre, l’institution estime que la tenue des élections résiduelles à cette date n’est désormais plus matériellement possible.
En conséquence, le scrutin est officiellement reporté à une date ultérieure. Toutefois, aucune nouvelle date n’a encore été fixée.
L’ANE précise que celle-ci sera communiquée dès que les conditions financières, matérielles et opérationnelles nécessaires à l’organisation des élections seront réunies.
Face à cette situation, l’Autorité Nationale des Élections indique avoir saisi le Gouvernement afin qu’une réunion urgente du Groupe de Travail sur le financement des élections soit convoquée.
Cette rencontre devrait notamment permettre d’examiner les contraintes liées au financement des scrutins, de définir un échéancier précis pour le décaissement des ressources et de permettre à l’ANE de réactualiser son chronogramme électoral.
L’objectif sera également de proposer une nouvelle date pour la tenue des élections résiduelles.
Malgré ce report, l’ANE assure que son engagement à conduire à son terme le processus électoral reste intact.
L’institution se dit pleinement mobilisée pour organiser des scrutins « crédibles, transparents, inclusifs et conformes aux exigences légales », dès que les conditions nécessaires seront réunies.
Elle appelle par ailleurs les candidats, les partis politiques, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que les médias à faire preuve de responsabilité et de sérénité.
Pour l’ANE, l’objectif reste inchangé, achever le cycle électoral en cours et permettre aux électeurs concernés d’exercer pleinement leur droit de vote.
Rédaction
