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La Coordination des Organisations Syndicales pour la Consolidation des Acquis Sociaux (COSCAS), s’oppose à l’appel de l’opération «ville morte» lancée par des soi-disant organisations de la société civile. Dans une déclaration publique le samedi dernier à Bangui, cette plateforme syndicale appelle les travailleurs des secteurs public, privé et parapublic, ainsi que les acteurs du transport, à vaquer librement à leurs occupations le lundi 12 octobre 2026. Pour la COSCAS, le dialogue et la négociation doivent primer afin de préserver la paix sociale et la stabilité en République Centrafricaine.
Face à la presse, à la Bourse de Travail, le Coordonnateur de COSCAS, Firmin Zoh-Ponguélé, n’est pas passé par le dos de la cuillère pour déclarer que son mouvement condamne fermement l’appel à une opération «ville morte» annoncée par les organisations de la société civile OGDC et «I Gwe» sur les ondes de radio Ndékè Luka et relayé sur les réseaux sociaux.
Pour ce faire, la COSCAS, plateforme regroupant une douzaine d’organisations syndicales issues de différents secteurs d’activités de la République Centrafricaine, tient à exprimer sa profonde préoccupation face à cette initiative, qu’elle estime inappropriée au regard du contexte socio-économique et sécuritaire particulièrement fragile du pays, qui demeure confronté à d’importants défis sécuritaires.
Tout en rappelant que la RCA dépend encore de l’appui des partenaires internationaux, notamment la MINUSCA ainsi que les forces alliées Rwandaises et Russes à plus que besoin de la cohésion sociale, la responsabilité citoyenne entre toutes les forces vives de la nation, la COSCAS a souligné que la crise du carburant qui affecte de nombreux pays à travers le monde constitue une difficulté conjoncturelle.
A cette occasion, la COSCAS estime que le recours à une opération «ville morte» constitue une démarche susceptible d’aggraver les difficultés économiques de la population et de fragiliser les efforts consentis en faveur du retour à la paix et à la stabilité de la République Centrafricaine.
Par ailleurs, la COSCAS constate que le gouvernement poursuit les négociations avec les organisations syndicales en vue de trouver une solution concertée à la crise actuelle.
Dans ces conditions, «il nous parait inopportun d’envisager des actions susceptibles de compromettre le dialogue social et de mettre en péril les efforts engagés pour préserver la paix», a présenté Firmin Zoh-Ponguélé.
Face à cette situation, la COSCAS privilégie la concertation, la négociation et la solidarité comme voies appropriées pour parvenir à une solution durable, dans l’intérêt des travailleurs et de l’ensemble de la population.
Par conséquent, la COSCAS lance un appel solennel à ses militants et à l’ensemble des travailleurs des secteurs public, privé et parapublic ainsi qu’aux conducteurs de taxi, bus, motos, motos à trois roues, camions, baleinières, piroguiers inter-rives, acteurs de transports d’être présents le lundi 12 octobre 2026 à leurs postes de travail. Car, la paix sociale est un bien commun ! Sa préservation est une responsabilité !
Rédaction
