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L’appel à une journée « ville morte » lancé ce lundi 12 octobre à Bangui semble, pour l’heure, avoir du mal à se concrétiser. Les premiers constats effectués par notre équipe dans plusieurs départements ministériels et services publics montrent une présence effective des travailleurs à leurs postes.
Comme à l’accoutumée, dès 7 heures 30, le personnel a pris part à la cérémonie de montée des couleurs avant de rejoindre les différents bureaux. Dans les services visités, les activités se poursuivent normalement, sans perturbation particulière constatée.
Même constat dans les rues de la capitale. La circulation reste soutenue sur plusieurs principaux axes. Taxis-motos, véhicules particuliers et moyens de transport en commun continuent de circuler normalement.
Au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, le Directeur de Cabinet, Evans Michel François Bamalé Bongo, dit ne pas constater les effets d’une quelconque « ville morte ».
« Je ne sais pas ce qu’on appelle ville morte. Parce que tout mon personnel est au lieu de travail. Même au bord de la route, la circulation est bonne, elle est même au comble. »
Pour le responsable, ces observations traduisent une faible adhésion à l’appel lancé par les organisateurs de cette journée. Dans une seconde intervention, Evans Michel François Bamalé Bongo invite par ailleurs les citoyens à ne pas céder à ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation.
« J’appelle les citoyens centrafricains à ne pas céder à ces manipulations et à continuer leurs activités normalement. »
Au regard de ces premiers éléments recueillis sur le terrain, la journée « ville morte » apparaît donc, dans les zones parcourues par notre équipe, comme une initiative qui peine à mobiliser massivement la population. Les services publics restent opérationnels et la circulation se poursuit normalement.
Pour l’heure, à Bangui, le constat est clair, les administrations fonctionnent, les travailleurs sont à leurs postes et les activités de transport se poursuivent. La journée soi-disant «ville morte», selon le constat est vouée à un échec total vu la mobilisation des citoyens Centrafricains aux côté de la vision du Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra. Mais, il ne faut pas perdre de vue que cette initiative des ennemis de la République, n’est qu’une action concomitante avec des bandits armés de Nourredine Adam qui ont été frappés le 10 octobre dernier dans la préfecture de la Vakaga par des FACA, avec le soutien des alliés Russes. Les visages des destructeurs de la République sont désormais connus. Ce qui est sûr, la justice fera son travail !
Elie-Guy-Igor Lakouetene
