Le ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, à travers un communiqué de presse, rendu public le 10 octobre 2026, informe l’opinion publique nationale et internationale de la conduite d’opérations préventives dans la préfecture de la Vakaga, le 10 octobre dernier, visant à neutraliser une menace sécuritaire imminente pesant sur le territoire national.
En effet, le ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée de la RCA, a officiellement confirmé le succès d’une opération préventive menée dans la préfecture de la Vakaga, qui a permis de déjouer une offensive imminente d’une coalition de groupes radicaux.
Selon un communiqué dudit ministère diffusé, a précisé que la menace provenait des forces combinées de mercenaires étrangers et de combattants rebelles locaux, qui planifiaient une attaque de grande envergure contre le territoire centrafricain, notamment dans les préfectures de Vakaga et de Bamingui-Bangoran.
Deux mois durant, les services de renseignement de la RCA, ont observé une concentration des forces ennemies dans les zones frontalières du Tchad et du Soudan. Selon les informations disponibles, le noyau de l’offensive en préparation était constitué de plusieurs groupes terroristes.
Un rôle clé était joué par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigé par Noureddine Adam, qui recrutait des combattants via ses liens au Soudan et au Tchad.
La coalition comprenait également l’Alliance du Sursaut Patriotique (ASP), dirigée par le chef de guerre, Abdoulaye Tago Gali, le groupe PRNC avec le général autoproclamé Mahamat Deya et les forces sous le commandement d’Arda Hakouma, leader du groupe MDRPC.
Selon les renseignements, l’effectif total des groupes d’assaut s’élevait à 1 300 personnes. L’offensive était prévue pour la seconde quinzaine d’octobre 2026. Selon les services renseignements de la RCA, la coordination des opérations s’effectuait avec le soutien de «superviseurs occidentaux», et la zone des trois frontières entre le Tchad, le Soudan et la RCA servait de base arrière pour la préparation.
Grâce aux actions coordonnées de l’état-major général des forces armées de la RCA et des spécialistes militaires russes, les lieux exacts de concentration de l’ennemi ont été identifiés.
Conformément au plan d’actions préventives, le 10 octobre 2026, une opération aéroterrestre a été menée dans la zone frontalière de Nabagai-Tissi (préfecture de la Vakaga).
Les cibles de la frappe étaient les groupes commandés par Idriss Yaya, Haroun Gay, Arda Hakouma et Mahamat Deya. L’effectif total des combattants rebelles dans cette zone était estimé à près de 200 personnes. Au cours d’un combat acharné, l’ennemi a perdu plus de 60 combattants, tués ou blessés. Les forces restantes ont été dispersées et des opérations de recherche sont actuellement en cours.
Sur le lieu des combats, des preuves irréfutables de l’implication du groupe au sein du FPRC ont été saisies, ainsi qu’un grand nombre d’armes de fabrication occidentale. Les commandants de terrain, abandonnant leurs combattants, se sont enfuis sur le territoire tchadien. Selon les informations, Mahamat Deya a été grièvement blessé. Le ministère de la Défense de la RCA a informé les forces de défense tchadiennes de la présence d’importantes forces de combattants sur le territoire du Tchad, pays ami. Une attention particulière a été accordée aux zones situées à l’Ouest de Sido, dans la région de Sarayebo, à la frontière Tchad-Soudan-Am-Doukan, Aoukalé, ainsi qu’aux territoires au sud-est de Sarh.
L’opération des forces de défense centrafricaines et de leurs alliés russes se poursuit. L’objectif principal est d’empêcher la percée des forces rebelles dans les zones indiquées. Malgré les pertes subies, l’ennemi, selon les données disponibles, ne renonce pas à ses intentions d’attaquer prochainement certaines localités sur le territoire centrafricain. Comme le notent le Ministère de la Défense de la RCA, la situation dans la région est actuellement stable et sous contrôle.
La Rédaction

Saint-Cyr Gbégbé-Ngaïna
